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Politique - Assassinat De Soleimani

Ballet diplomatique entre le palais Bustros et Baabda

Le chef de l’État lors de son entretien avec Jan Kubis. Photo ANI

Cinq jours après l’assassinat par les États-Unis du puissant général iranien Kassem Soleimani, commandant de la force d’élite al-Qods, et les appels à la vengeance lancés par l’Iran et le Hezbollah, le ballet diplomatique s’est poursuivi au Liban pour tenter de contrer les répercussions de cette affaire et calmer le jeu en vue de prévenir toute escalade dans la région.

Hier, plusieurs diplomates se sont rendus au palais Bustros pour s’entretenir avec le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, et s’enquérir de la position du Liban, notamment après le discours prononcé dimanche dernier par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Ce dernier avait affirmé que la vengeance de « l’axe de la résistance » après l’assassinat du général iranien serait de bouter les troupes américaines hors du Moyen-Orient, laissant entendre toutefois que le Liban serait épargné par ces représailles. Hassan Nasrallah avait estimé qu’en tuant le chef militaire iranien, les États-Unis avaient « commencé une nouvelle guerre dans la région ».

C’est dans ce contexte que M. Bassil a rencontré tour à tour les ambassadeurs du Royaume-Uni Chris Rampling, de France Bruno Foucher, et des États-Unis Elizabeth Richard. Les entretiens ont été axés sur les récents développements dans la région et sur la teneur de la déclaration officielle du palais de Bustros vendredi dernier.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères avait condamné l’assassinat de Kassem Soleimani, exprimant l’espoir que le Liban sera « tenu éloigné des répercussions » de cette attaque.

« Il s’agit d’une violation de la souveraineté de l’Irak et d’une escalade dangereuse contre l’Iran qui ne fait qu’accroître les tensions dans la région », précisait le palais Bustros, appelant les parties à « faire prévaloir la logique du dialogue, de la retenue et de la sagesse pour régler les problèmes, au détriment de l’utilisation de la force et de la violence dans les relations internationales ».

Dans ce qui a résonné comme un rappel de la politique de distanciation promue par le Liban, le ministère des Affaires étrangères a également souhaité « tenir le Liban et la région éloignés des répercussions de cet événement dangereux car ils ont grand besoin de stabilité sécuritaire et politique pour sortir de la crise économique et financière ».

Une position saluée par les diplomates occidentaux hier, qui ont insisté à leur tour sur la nécessité pour le Liban de rester à l’écart des répercussions de l’attaque perpétrée contre le général iranien et de ne pas servir de tremplin pour les représailles.

M. Bassil s’est en outre entretenu avec le coordonnateur spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Liban, Jan Kubis, qui a rencontré également le chef de l’État, Michel Aoun.

« Le Liban œuvre à stabiliser le pays et à faire en sorte que la situation sécuritaire ne soit pas impactée par les derniers développements », peut-on lire sur le compte Twitter de la présidence dans un message posté après cet entretien. Par ailleurs, le chef de l’État a informé le responsable onusien que « des contacts sont en cours pour améliorer la situation politique du pays à travers la formation d’un nouveau gouvernement, afin de renforcer l’unité nationale et permettre au pouvoir exécutif de se mettre à la tâche ».

M. Aoun, qui a également reçu le commandant en chef de la Force intérimaire des Nations unies pour le Liban (Finul), le général italien Stefano del Col, au palais de Baabda, a mis en garde contre les éventuelles conséquences pour le Liban des guerres dans la région, alors que la tension est au plus haut au Moyen-Orient après l’assassinat du général iranien.

Cinq jours après l’assassinat par les États-Unis du puissant général iranien Kassem Soleimani, commandant de la force d’élite al-Qods, et les appels à la vengeance lancés par l’Iran et le Hezbollah, le ballet diplomatique s’est poursuivi au Liban pour tenter de contrer les répercussions de cette affaire et calmer le jeu en vue de prévenir toute escalade dans la région.Hier, plusieurs diplomates se sont rendus au palais Bustros pour s’entretenir avec le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, et s’enquérir de la position du Liban, notamment après le discours prononcé dimanche dernier par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Ce dernier avait affirmé que la vengeance de « l’axe de la résistance » après l’assassinat du général iranien serait de bouter les troupes...
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