Carlos Sainz et son copilote Lucas Cruz (Mini), tous deux Espagnols, ont pris hier la tête du classement général du rallye-raid Dakar en Arabie saoudite. Franck Fife/AFP
Le vétéran espagnol Carlos Sainz (Mini) a parfaitement maîtrisé hier la 3e étape du rallye-raid Dakar et se retrouve en tête du classement général de la catégorie autos, juste devant le tenant du titre qatari Nasser al-Attiyah (Toyota). Sainz, âgé de 57 ans, a bouclé sans encombre les 489 km de course – dont 404 km de spéciale – autour de Neom, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. Il signe ainsi la 33e victoire d’étape de sa carrière sur le célèbre rallye-raid. Au milieu de spectaculaires canyons recouverts de givre en début de journée, Carlos Sainz – double vainqueur de l’épreuve (2010 et 2018) – a résisté jusqu’au bout à Nasser al-Attiyah, arrivé en 2e position à 3 min 31 sec. Au général, le Qatari talonne l’Espagnol à moins de 5 minutes. « Je suis sûr que demain (aujourd’hui mercredi) on aura une bonne position. Je vais pouvoir rattraper Carlos et réduire l’écart », a réagi al-Attiyah, à l’arrivée de cette 3e étape, avec son éternel sourire.
Au lendemain d’une étape difficile lundi où il a découvert les aléas du rallye-raid, en perdant une roue et plus de deux heures et demie, Fernando Alonso (Toyota) a terminé l’étape d’hier en 5e position. Pour son tout premier Dakar, le double champion du monde de F1 s’est montré solide en finissant avec 6 minutes de retard sur le leader du jour, mais reste toujours largement distancé au général, en 32e position. Conscient de son manque d’expérience dans la discipline, Alonso avait prévenu qu’il ne venait pas en Arabie saoudite pour la victoire finale, mais il ne s’attendait peut-être pas à se retrouver aussi loin au soir de la 2e étape. Son objectif sur ce 42e Dakar reste toutefois inchangé : l’Espagnol, en quête d’expériences dans les plus grandes courses du sport automobile depuis sa retraite de la F1 en 2018, veut d’abord profiter de l’expérience et arriver au bout des 12 spéciales, avec si possible des « coups d’éclat ».
L’étape d’hier a en revanche été moins fluide pour Stéphane Peterhansel, dans le coup pour la victoire jusqu’au kilomètre 300 avant de perdre du temps dans la dernière partie en raison d’un GPS mal connecté. « On s’est perdus 3 à 4 fois dans les derniers 100 km », a expliqué le Français, visiblement dépité à son retour au bivouac.
En catégorie motos, Ricky Brabec (Honda) s’est largement imposé et en a profité pour prendre la tête du général. L’Américain a ainsi creusé d’énormes écarts avec ses adversaires et a terminé la spéciale avec près de 10 minutes d’avance sur le 2e, son coéquipier Jose Ignacio Cornejo Florimo. Honda, lui, réalise le triplé avec la 3e place de Joan Barreda Bort. Tenant du titre chez les motos, l’Australien Toby Price (KTM) a été repoussé à 35 minutes. Par ailleurs, la course moto a perdu un de ses favoris avec l’abandon d’Adrien Van Beveren (Yamaha), qui a lourdement chuté après seulement trois kilomètres. C’est le troisième abandon de suite pour le Français âgé de 29 ans, passé tout près de la victoire finale en 2018 où il avait dû renoncer, lors de la 10e spéciale, alors qu’il était en tête du général.
Aujourd’hui, pour sa 4e étape, le Dakar quitte Neom pour rentrer dans les terres et rejoindre le site antique d’al-Ula, particulièrement mis en avant par les autorités saoudiennes qui cherchent à développer le tourisme dans le pays.
Source : AFP


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