Le pouvoir syrien a dénoncé vendredi la "lâche agression américaine" qui a tué en Irak le général iranien Kassem Soleimani et un influent commandant irakien, y voyant une "grave escalade" pour le Moyen-Orient, a rapporté l'agence officielle Sana.
La Syrie est certaine que cette "lâche agression américaine (...) ne fera que renforcer la détermination à suivre le modèle de ces chefs de la résistance", souligne une source du ministère des Affaires étrangères à Damas citée par Sana.
Dénonçant des "méthodes de gangs criminels", ce communiqué juge que cette attaque constitue "une grave escalade pour la situation dans la région".
"Cette agression démontre une nouvelle fois la responsabilité des Etats-Unis dans l'instabilité que connaît l'Irak, dans le cadre de sa politique visant à susciter des tensions et à alimenter les conflits dans les pays de la région", selon le texte.
Artisan de la stratégie militaire iranienne au Moyen-Orient, le général iranien Kassem Soleimani était à la tête de l'unité Qods, force spéciale des Gardiens de la Révolution iraniens, chargée des opérations extérieures.
Il s'était rendu à plusieurs reprises à Damas. Avec des combattants déployés en Syrie, son unité a joué un rôle incontournable pour soutenir et consolider le pouvoir de Bachar el-Assad, un temps affaibli sur le champ de bataille face aux rebelles et aux jihadistes, dans un pays déchiré depuis 2011 par une guerre civile.
Sans surprise, des figures syriennes de l'opposition politique au régime de Damas --en exil-- ont salué la mort du général iranien.
"Le meurtre de Kassem Soleimani, patron numéro un des crimes des Gardiens de la Révolution contre le peuple syrien et irakien et les peuples de la région, est une frappe douloureuse qui confirme que le monde est capable de stopper l'Iran et de protéger les civils syriens s'il le voulait", a estimé sur Twitter Nasr Hariri, le chef de l'opposition syrienne en exil.
"Le meurtrier des enfants de Syrie a été tué", a tweeté Ahmed Ramadan, une autre figure de l'opposition.


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