Le patriarche maronite recevant la délégation du Hezbollah à Bkerké. Photo ANI
Une délégation du Hezbollah s’est rendue hier au patriarcat maronite à Bkerké pour présenter ses vœux au patriarche Béchara Raï à l’occasion des fêtes de fin d’année. La délégation, conduite par le cheikh Mohammad Amro, responsable du parti pour le Mont-Liban et le Nord, a évoqué avec le patriarche la question de la formation du gouvernement. « Nous espérons que le futur cabinet obtiendra la confiance du Parlement et pourra fonctionner malgré les complications régionales et internationales », a affirmé cheikh Amro après avoir été reçu par le patriarche. Ce gouvernement « devra sauver le Liban » et sera composé de personnalités « compétentes dans les domaines scientifique, administratif et politique », a-t-il ajouté. Le responsable du Hezbollah a encore indiqué que l’équipe ministérielle du Premier ministre désigné Hassane Diab sera mise sur pied « rapidement, mais pas de manière précipitée ». Ce gouvernement « ne sera pas d’une seule couleur politique », a-t-il souligné. Et d’affirmer que le parti chiite n’avait pas encore proposé de noms de ministrables, dans l’attente d’un contact direct avec le Premier ministre désigné. Le chef de la délégation a souligné avoir expliqué au patriarche que le Hezbollah « a tout fait pour que le Premier ministre sortant, Saad Hariri, soit reconduit à la tête du Conseil, mais c’est lui qui s’est retiré ». Le responsable du Hezbollah a enfin précisé que le président Michel Aoun a alors proposé trois noms à M. Hariri pour lui succéder et que le chef du gouvernement sortant a choisi celui de Hassane Diab.


Par de là les revendications légitimes contre la corruption, la mauvaise gouvernance, que veulent avec obstination les contestataires, si ce n'est l'abolition du communautarisme, du confessionnalisme. Ne comprennent-ils pas que le Liban est un Etat pluricommunautaire et pluriconfessionnel. Le laïcisme et la séparation radical des instances religieuses seraient destructeur du pluralisme tolérant propre à la convivialité politique, loin de tout laïcisme, légitimement inacceptable par les composants légitimes du Liban maronites aussi bien que musulmans. Le Liban n'est pas une dictature et n'a pas besoin d'une Révolution pour se réformer.
19 h 15, le 28 décembre 2019