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Nos lecteurs ont la parole - Par Pascale Stephan

Personnalité de l’année, la femme en fleur

Elles sont éblouissantes, nos femmes. Elles se démènent, se rassemblent, chantent liberté, crient tolérance, appellent bienveillance, invectivent non-violence, apostrophent conscience et prêchent amour.

Ces femmes font l’histoire en participant massivement à la révolution, et encore mieux elles inversent le cours de cette histoire en arrêtant les prémices d’une guerre possible, envisageable.

Elles ne sont pas en manque d’idées quant à la défense et à la protection de leur pays. Ces femmes s’animent avec gourmandise quand le sujet évoqué est de préserver l’unité de leur nation puisque certains, dans leur méchanceté et leur misérabilisme, leur nullité et leur inutilité, font de sa dislocation leur seule et unique ambition.

Elles acclament avec fermeté leurs délicieuses idées, et en toute spontanéité. Elles partagent leur vision, leurs réflexions et leurs partitions avec aptitude et amplitudes pour que leur mélodie du bonheur puisse être jouée, interprétée et transportée, pour finalement atterrir dans le cœur du monde entier et en premier dans le cœur de leurs hommes.

Et ça crée un impact,

un tremblement !

Elles ont une mission sacrée : sauver leur pays. Elles sont solidaires dans leur entreprise. Leur dévouement tutoie l’exceptionnel. Elles se sont investies d’un pouvoir prestigieux, celui de rassembler les Libanais, à l’image de leur propre rassemblement sensationnel. Ces femmes sont motivées par un désir louable, et c’est splendide, sublime et admirable.

Appelées, comme par une force divine, à servir, elles veulent contribuer à l’œuvre magistrale de la création d’un pays paradisiaque.

Musulmanes et chrétiennes, voilées ou non voilées, en robe longue ou en minijupe, en pantalon ou en short, peu importe, les femmes libanaises sont riches dans leur diversité. Transcendantes, ces déesses prennent du recul face aux événements et s’interrogent sur l’apport de la religion dans la vie politique de leur pays. Elles ne veulent plus soumettre le politique au religieux ni le religieux au politique puisque l’interaction entre ces deux disciplines les a menées à des guerres inhumaines, sans foi ni loi, comme par coïncidence.

Ces messagères de Dieu manifestent ensemble et montrent au monde qu’en dehors de toute appartenance religieuse, elles ont les mêmes revendications et peuvent vivre ensemble dans la fraternité et en toute sérénité. C’est toute la signification de leurs fleurs blanches qu’en conquérantes et dans la douceur, elles répandent.

Elles annoncent comme des prophètes leur dédain et leur hostilité envers ceux qui instrumentalisent la religion à des fins personnelles, avertissent ceux qui sont dépourvus de valeurs des risques et périls encourus, et présagent leur échec imminent et leur descente très profonde vers les neuf cercles de l’enfer.

Inspirées et héroïques, ces femmes aux enfants sont tantôt en rire et tantôt en pleurs. Espoir et larmes se mélangent dans leur regard vers l’avenir. Elles sont totalement conscientes que le chemin sera long et difficile, mais elles sont optimistes, dédiées, sages et philosophes dans leur détermination, et comme dans une apparition, elles voient déjà la lumière à la fin du tunnel.

Résistantes et dynamiques, elles s’engagent pour réussir à changer et même à forcer le cours du destin pour le rendre digne d’une leçon d’histoire, honorable à apprendre à leurs enfants et à leur progéniture quand ceux-ci découvrent l’histoire de la révolution libanaise ! Elles veulent être une source d’inspiration et de fierté pour des générations à venir afin de les inciter à édifier un monde meilleur et une meilleure humanité.

Modernes et cultivées, les femmes libanaises sont à la pointe dans plusieurs domaines : travail, éducation, mode, beauté, élégance et charme, et un charme fou… En une ou deux générations, elles se sont transformées de façon fulgurante de femmes dociles qui se bornent à rester au foyer et à finir dans l’ingratitude en des femmes responsables d’elles-mêmes, de leur destin, de leurs choix, de leurs rêves, de leurs envies et de leurs désirs parce qu’elles en ont, oui, et beaucoup. Pour devenir des femmes gratifiées, épanouies et qui s’assument. Des femmes libérées qui savent dire « non ».

Dans le cœur de ces reines de la paix, on trouve une inscription : « On voit déjà fleurir les prémices de notre œuvre miraculeuse et on ne s’arrêtera qu’à son couronnement. »

Distributrices d’humanité, elles réclament une vie juste et humaine ! Elles s’émerveillent de leur talent, elles se révèlent et révèlent au monde ce qu’est une femme libanaise, ce qu’est une femme.

Louis Aragon, on vous remercie pour avoir dit : « L’avenir de l’homme est la femme. Elle est la couleur de son âme. Elle est sa rumeur et son bruit. Et, sans elle, il n’est qu’un blasphème. »


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Elles sont éblouissantes, nos femmes. Elles se démènent, se rassemblent, chantent liberté, crient tolérance, appellent bienveillance, invectivent non-violence, apostrophent conscience et prêchent amour.Ces femmes font l’histoire en participant massivement à la révolution, et encore mieux elles inversent le cours de cette histoire en arrêtant les prémices d’une guerre possible, envisageable. Elles ne sont pas en manque d’idées quant à la défense et à la protection de leur pays. Ces femmes s’animent avec gourmandise quand le sujet évoqué est de préserver l’unité de leur nation puisque certains, dans leur méchanceté et leur misérabilisme, leur nullité et leur inutilité, font de sa dislocation leur seule et unique ambition.Elles acclament avec fermeté leurs délicieuses idées, et en toute spontanéité....
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