Le ministre du Travail, Camille Abousleiman, a prolongé jusqu’au 29 février inclus la durée de validité des quitus délivrés par la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS), a indiqué hier l’Autorité de développement des investissements au Liban (IDAL) dans un communiqué.
« La décision (n° 6 036), qui est également soutenue par le ministre d’État aux Technologies de l’information, a été prise dans le prolongement des réunions entre les deux ministères concernés et des dirigeants d’entreprises rassemblés par le nouveau président d’IDAL, Mazen Soueid. Elle correspond à un besoin exprimé par ces dernières en période de crise économique et sociale », a expliqué à L’Orient-Le Jour une source proche du dossier. Concrètement, le fait de prolonger de deux mois la durée de validité des quitus de la CNSS permettra aux entrepreneurs qui en bénéficient de reporter le paiement de leurs cotisations pour l’année à venir.
La crise que traverse le pays a un peu plus enfoncé un secteur privé libanais déjà à bout de souffle après plusieurs années de croissance molle, liée aussi bien à l’incapacité des dirigeants à améliorer l’environnement des affaires du pays qu’à l’instabilité de la situation régionale. Début décembre, le ministre du Travail a ordonné la création d’une commission d’urgence pour faire face à la hausse des demandes de consultations émanant de nombre d’employeurs ayant notifié leur intention de cesser leurs activités et de salariés contestant les procédures de licenciement dont ils ont fait l’objet. Quelques jours plus tard, le ministre a de plus annoncé qu’une proposition de loi était en préparation pour adapter les procédures prévues en matière de licenciement aux circonstances actuelles.

