L’Algérie a enterré mercredi, lors de funérailles dignes d’un chef de l’état, le puissant général Ahmad Gaïd Salah, homme fort de fait du pays ces derniers mois, qui s’était imposé en gardien du « système » au pouvoir face à un mouvement populaire massif de contestation. Exposée toute la matinée au Palais du peuple, bâtiment d’apparat du centre de la capitale, sa dépouille, devant laquelle hauts dignitaires et citoyens se sont recueillis, a pris à la mi-journée le chemin du cimetière d’El Alia, à une dizaine de km. Des milliers d’Algériens se sont rassemblés devant le Palais du peuple et le long du parcours, durant lequel certains ont accompagné à pied le convoi, ouvert par un camion militaire et encadré par de nombreux motards de la police. La dépouille du général était transportée sur un affût de canon tiré par un véhicule de transport de troupes blindé couvert de fleurs. La cérémonie était retransmise en direct par la télévision nationale, dont le coin de l’écran, barré de noir, affichait une photo martiale du défunt et un logo en arabe : « Au revoir, Lion de l’Algérie ». Dans son oraison funèbre, le général Boualem Madi, directeur de la communication du ministère de la Défense, a salué dans le général Gaïd Salah « un héros parmi les héros de l’Algérie ». Chef d’état-major depuis 2004 de l’armée algérienne, Le général Gaïd Salah, décédé lundi à 79 ans d’une crise cardiaque, a été inhumé au sein du carré des Martyrs, où reposent les anciens chefs d’État et les grandes figures de la lutte contre le pouvoir colonial français.
Moyen Orient et Monde - Algérie
Le puissant général Ahmad Gaïd Salah enterré comme un chef d’État
OLJ / le 27 décembre 2019 à 00h00


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