Rechercher
Rechercher

Sport - Football / Laliga

Barça et Real, deux géants à genoux

Mercredi soir, le clásico était brouillon et s’est soldé par un match nul sans but (0-0).

Le milieu brésilien Casemiro (Real Madrid) disputant le ballon à l’attaquant uruguayen Luis Suarez (FC Barcelone). « Beaucoup de bruit, peu de clásico », a titré hier le quotidien sportif catalan « Sport », au lendemain du match nul (0-0). « Combat nul », s’est aligné « Marca », le quotidien le plus vendu d’Espagne. Lluis Gene/AFP

Pas à la hauteur : les géants du FC Barcelone et du Real Madrid, leaders de la LaLiga, ont laissé l’Espagne sur sa faim après leur décevant match nul négatif (0-0) lors d’un clásico brouillon, et doivent désormais se réinventer.

Un match nul sans but et un constat évident : en transition, le Real et le Barça ne sont plus les deux équipes qui ont marché sur l’Europe ces dernières années, avec sept des dix dernières éditions de la Ligue des champions (C1) remportées à eux deux. « Beaucoup de bruit, peu de clásico », a titré le quotidien sportif catalan Sport à sa une hier, au lendemain du match, en poursuivant : « Égalité dans un duel où ni le FC Barcelone ni le Real Madrid n’ont été à la hauteur des attentes. » « Combat nul », s’est aligné Marca, le quotidien le plus vendu d’Espagne, reprenant le champ lexical des tensions qui ont émaillé le clásico autour et à l’intérieur du Camp Nou.

Après un début d’exercice 2019-2020 compliqué pour le Real de Zinédine Zidane, qui a dû bricoler une équipe compétitive avec un effectif moins luxueux que lors de sa première expérience sur le banc merengue, et un automne morose pour le Barça d’Ernesto Valverde, les deux monstres se sont donc quittés sur un match nul, sans but. À forces égales. Ce que l’on craignait : deux équipes rendues timorées par l’enjeu sportif et le lourd contexte politique, peu rassurées par leurs matches nuls respectifs le week-end dernier (2-2 à Saint-Sébastien contre la Real Sociedad pour Barcelone, 1-1 à Valence pour Madrid). Les deux géants d’Espagne s’arc-boutent sur leurs acquis pour mener à bien leur transition et intégrer les jeunes, à l’image de Rodrygo et Ansu Fati, première doublette catalano-madrilène de moins de 19 ans à jouer un clásico depuis… 117 ans.

Cette fois, l’étoile Lionel Messi, couronné d’un sixième Ballon d’or le 2 décembre, a moins brillé sur la pelouse de son Camp Nou, et le chirurgical avant-centre français de la Maison-Blanche, Karim Benzema (qui fêtait son 32e anniversaire hier), ne s’est pas montré décisif, malgré une prestation satisfaisante dans l’ensemble. « Ça ne l’a pas fait, c’est comme ça. Il faut se satisfaire de ce point, même si on méritait mieux. Je suis très content de l’attitude de mes joueurs, nous avons fait un grand match », a affirmé Zinédine Zidane, presque blasé au coup de sifflet final. « Quand tu es entraîneur et que tu sors d’un match nul, tu te dis toujours qu’il aurait pu y avoir un déséquilibre en ta faveur. Si un des deux avait marqué, les choses auraient été différentes », a pour sa part souligné le technicien blaugrana, Ernesto Valverde.

Faut-il s’inquiéter de voir ces deux géants se neutraliser, sans parvenir à marquer, et leurs entraîneurs presque s’en accommoder ? « Je ne suis pas préoccupé par le manque de but », a coupé Zidane en conférence de presse d’après-match. « C’est seulement aujourd’hui (mercredi). Parce qu’avant, on a eu beaucoup de matches où on a marqué. L’important, c’est d’avoir eu les occasions, de produire du jeu, et on l’a fait. Il nous a manqué un peu de clairvoyance dans les derniers mètres pour marquer. Mais je suis fier de mes joueurs », a encore répété Zidane. Pour son homologue du Barça, « c’est plus une sensation d’instabilité, nous ne sommes pas habitués à cela ». « Il y a eu des moments où on n’a pas géré la pression, où ils ont dominé… C’est pour cela qu’on a parfois eu l’impression qu’ils pouvaient marquer à tout moment », a convenu Valverde. « On a eu des difficultés, qu’on a bien ciblées. On verra, il reste encore beaucoup de matches », a-t-il éludé.

À commencer par une dernière journée de championnat ce week-end, avant la trêve de Noël. Le Barça reçoit Alavés (14e, 19 points) demain samedi, tandis que le Real Madrid accueille l’Athletic Bilbao (7e, 27 points) en clôture de la 18e journée de LaLiga dimanche, pour tenter de mettre un terme à cette série de deux matches nuls consécutifs. Chacun espère un faux pas de l’autre pour prendre, enfin seul, les rênes du championnat d’Espagne. Et arriver en position de force lors d’un éventuel deuxième clásico, dès le 12 janvier, en finale de Supercoupe d’Espagne, en Arabie saoudite, en cas de qualification lors des demi-finales de ces deux géants à genoux.

Patxi VRIGNON-ETXEZAHARRETA/AFP

Pas à la hauteur : les géants du FC Barcelone et du Real Madrid, leaders de la LaLiga, ont laissé l’Espagne sur sa faim après leur décevant match nul négatif (0-0) lors d’un clásico brouillon, et doivent désormais se réinventer.Un match nul sans but et un constat évident : en transition, le Real et le Barça ne sont plus les deux équipes qui ont marché sur l’Europe ces dernières années, avec sept des dix dernières éditions de la Ligue des champions (C1) remportées à eux deux. « Beaucoup de bruit, peu de clásico », a titré le quotidien sportif catalan Sport à sa une hier, au lendemain du match, en poursuivant : « Égalité dans un duel où ni le FC Barcelone ni le Real Madrid n’ont été à la hauteur des attentes. » « Combat nul », s’est aligné Marca, le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut