Les autorités ont ordonné la fermeture des écoles à Téhéran et dans plusieurs villes d’Iran, hier, en raison d’une pollution atmosphérique qui atteint de nouveaux seuils d’alerte pour la santé. Depuis plusieurs jours, un épais nuage grisâtre enveloppe la capitale iranienne, oblitérant totalement les montagnes de l’Alborz qui la dominent. Samedi, le nuage de pollution était visible dans les vallées à plus de vingt kilomètres au nord de la ville. Indépendamment des pics de pollution qui touchent leur ville en automne et pendant l’hiver, les habitants de Téhéran respirent un air insalubre au quotidien. Face à ce problème persistant, les autorités sont régulièrement accusées d’immobilisme par la population. Tous les ans entre novembre et février, la pollution atmosphérique atteint des pics à Téhéran – agglomération située entre 1 400 et 1 800 mètres – en raison du phénomène dit d’« inversion thermique » : l’air froid en altitude empêche l’air chaud et pollué de se dégager. Les principales causes de la pollution sont les véhicules lourds, les motocyclettes, les raffineries et les centrales thermiques, selon un rapport publié en 2018 par la Banque mondiale. Selon l’agence de presse IRNA, les écoles étaient également fermées hier dans la province d’Alborz, limitrophe de celle de Téhéran, ainsi que dans les villes de Qom et Arak, dans le centre de l’Iran.
Moyen Orient et Monde - Iran
Pollution atmosphérique : écoles fermées dans plusieurs villes
OLJ / le 16 décembre 2019 à 00h00

