Le président Michel Aoun a reçu hier le coordonnateur spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Liban, Jan Kubis, qui l’a informé des résultats de la réunion, mercredi dernier, du Groupe international de soutien au Liban (GIS) au cours de laquelle la communauté internationale a conditionné toute aide financière à la formation d’un gouvernement « capable et crédible ».
M. Kubis a souligné, sur son compte Twitter, que « la crise au Liban nécessite la formation urgente d’un gouvernement compétent, crédible et inclusif, qui soit soutenu par le peuple et déterminé à mettre en œuvre de profondes réformes, de manière transparente ». Il a noté que la mise sur pied d’un tel cabinet est « la condition pour obtenir le soutien de la communauté internationale ». « Il n’y aura, cette fois-ci, ni chèque en blanc ni renflouement » sans condition, a-t-il prévenu.
Le diplomate onusien s’est par ailleurs entretenu « des moyens de faire avancer les choses » avec le Premier ministre sortant, Saad Hariri. Il a enfin indiqué avoir évoqué avec « un haut représentant du Hezbollah les conclusions de la réunion du GIS et la situation économique et politique », en prévision des consultations parlementaires pour désigner un Premier ministre prévues lundi.

