Le syndrome de l’île de Pâques : l’île de Pâques est une toute petite île de 163,6 km2 perdue dans l’océan Pacifique. L’océan Pacifique constitue la moitié de toutes les eaux de la terre et 35 % de toute la surface terrestre. C’est le plus grand océan au monde. L’île de Pâques se trouve à une distance de 3 700 km du Chili, entre le Chili et la Polynésie, donc effectivement perdue dans l’océan. Il était de ce fait impossible à ses anciens habitants de s’en échapper. Ce qui est étrange est que l’île de Pâques n’a pas d’arbres. Pourtant, à la même latitude terrestre, toutes les îles et terres ont des arbres. Pourquoi donc l’île de Pâques n’a pas d’arbres ? Ce mystère fut éclairci dernièrement.
À ses débuts, l’île de Pâques avait plein d’arbres et forêts. Quand les Pascuans d’origine aborigène s’y sont installés, ils commencèrent à user des arbres existants pour leur vie quotidienne. Couper les arbres pour se chauffer, pour la cuisine et chauffer l’eau et les aliments, pour fabriquer des ustensiles ou des meubles... Le processus d’abattage des arbres dura des années, mais les Pascuans ne voyaient pas que les arbres diminuaient et que les forêts disparaissaient, menaçant l’existence future des Pascuans. Jusqu’au jour où tous les arbres furent coupés. Alors les Pascuans furent très tristes et commencèrent à mourir. Leur tristesse fut tellement grande qu’ils commencèrent à construire des statues appelées « moai », le dos à la mer et regardant vers l’île. Il y a 887 statues géantes pesant en moyenne 20 tonnes et pouvant aller jusqu’à 230 tonnes. La particularité de ces statues est de montrer un regard triste ou mélancolique dos à la mer, sauf une seule statue. Elles sont tournées vers l’intérieur de l’île pour montrer qu’il n’y avait rien d’autre que cette île, et le regard des moais est triste pour montrer au monde futur le message de la catastrophe de l’écocide (« éco » pour « écologie » et « -cide » pour suicide) qui fut commis par les Pascuans, écocide qui a conduit à la mort complète du peuple pascuan. Le message des moais est un message au monde entier pour prévenir le monde de l’écocide environnemental qui risque de tuer la population de toute la planète Terre. Effectivement, la Terre entière n’est-elle pas comme l’île de Pâques perdue dans cette galaxie ? N’ayant pas d’autres endroits où vivre ? Effectivement, pour le moment et pour longtemps encore les Terriens n’ont pas d’autres endroits pour vivre que la Terre. Deux logiques s’affrontent chez les humains : une logique prédatrice de vision à très court terme qui tue et massacre l’environnement pour satisfaire ses besoins et ses profits. Et une seconde logique de préservation d’une vision à long terme qui consiste a respecter la nature et son équilibre global pour l’eau, source de vie, pour les plantes, sources de nourriture, pour les animaux, sources de viande, et pour les arbres, sources de respiration et d’oxygène.
Les prédateurs constituent 99 % des humains et les préservateurs 1 % seulement, ce qui est grave et demande une éducation différente avec une prise de conscience planétaire. Ainsi, les prédateurs qui sont aveugles sur le long terme détruisent les forêts et la nature pour leurs besoins et leur profit, ne voyant pas que tout cela aura pour conséquence un jour de tuer leurs propres enfants et leur propre vie.
Nous sommes donc tous, toutes les nations comprises, dans le syndrome de l’île de Pâques. Les préservateurs furent tués ou chassés par les prédateurs. Les préservateurs étaient les Indiens d’Amérique du Nord et du Sud. Ils chassaient juste ce qu’il fallait pour leurs besoins sans massacre des bisons par milliers. Juste un seul bison de temps en temps. Ils avaient une vénération absolue pour la nature comme source de vie, son équilibre, sa perpétuation. Le Grand Esprit de vie et sa perpétuation étaient respectés, adorés et intégrés dans leurs actes. Les Indiens préservateurs furent presque tous tués par l’homme blanc prédateur. Un des plus grands génocides avant l’heure de l’homme blanc, dit de l’homme d’Occident... qui fit 5 millions de morts. La dernière phrase du grand chef sioux Sitting Bull avant de mourir fut : « Quand le dernier poisson sera mort, quand la dernière rivière sera polluée, quand le dernier arbre sera coupé, alors l’homme blanc s’apercevra que l’argent ne se mange pas ! »
Maintenant que nous avons le message des Pascuans, des moais et des Indiens pour le monde futur, il nous reste une seule chose à faire : frapper la conscience des prédateurs pour sauver notre planète de la destruction de la vie et de son fragile équilibre écologique. Sortir les prédateurs de leur aveuglement et leur faire prendre conscience, les éveiller à la vie. Par des films qui frappent les consciences sur la pollution et ses maladies : la gestion des déchets et le recyclage des emballages, le traitement des eaux usées et les stations d’épuration, du nettoyage des plages et des mers du plastique destructeur des poissons et autres animaux, des pubs à la TV qui montrent la destruction des montagnes par les carrières (quand je pense aux 1 200 carrières du Liban qui détruisent les montagnes et les nappes phréatiques), la destruction des écosystèmes, les pollutions et les cancers et les morts dus à toute cette destruction de la nature. Voilà, en espérant faire prendre conscience à mes enfants et tous les enfants du monde ainsi que tous mes amis et tous les adultes de la menace de la fin de l’existence qui pointe à l’horizon...
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le syndrome qui n'existe pas. Cette théorie a largement été pondérée ou remise en question par de nombreux scientifiques. La responsabilité du rat polynésien, introduit par les premiers habitants et qui se nourrit des graines a été évoquée, mais c’est peut-être plutôt les aléas climatiques, sur une île fragile, qui ont accéléré la disparition de la végétation. En effet, l’île de Pâques a connu une longue période de sécheresse entre 1570 et 1720. Malgré la dégradation de leur habitat, les Rapa Nui avaient réussi à s’adapter et à maintenir un rendement agricole probablement suffisant. Avec les manavai, jardins entourés de pierres, ils protégeaient les plantes du vent, de l’évaporation et limitaient l’érosion. Ils utilisaient aussi de petits blocs de basalte noir, éparpillés sur les champs, afin, là encore, de limiter l’évaporation et l’érosion. La situation ne s’améliora cependant pas lorsque les moutons, introduits au 19ème siècle par les colons européens, finirent de détruire la végétation qui subsistait. Il semble donc que la déforestation de l’île de Pâques serait secondaire à de multiples causes et que l’édification des moai ne serait pas forcément prépondérante.
23 h 45, le 11 décembre 2019