Tout le monde est d’accord, du moins la grande majorité des Libanais, que rien ne va plus et que la situation s’aggrave, de plus en plus, de jour en jour, pour toucher les secteurs les plus vulnérables de la vie quotidienne et de notre État.
Tous les secteurs sont malheureusement touchés, et fortement, par la crise par laquelle passe notre pays, pour ainsi dire, notre peuple.
Le citoyen libanais est menacé de voir monter le prix de sa fougasse de tous les jours, de sorte qu’il se sent fragilisé, déstabilisé, alors que c’est l’inconnu qui se profile.
Les causes de la crainte sont bien connues : le Liban est frelaté, à un niveau dangereux. On n’a désormais pas besoin de frégates américaines pour faire peur à nos occupants, ou aux simples intervenants dans la politique libanaise intérieure.
Ce dont nous avons besoin, c’est de sang-froid, de cette rigueur, aussi, qui n’est pas dans les habitudes et les mœurs de nos politiques, afin d’éviter, pour ainsi dire, ce frimas qui ne fait que s’épaissir. Nous avons urgemment besoin d’une nouvelle fresque, d’une nouvelle frénésie, qui feront de notre Liban un nouveau pays, un nouveau rêve, et ce, surtout pas, avec les mêmes politiques.
Avocat à la Cour
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