Les Ultim, une classe élitiste créée en janvier 2018, sont des maxi-trimarans de 32 m capables de « voler ». Damien Meyer/AFP
Après plusieurs déboires, les Ultim, ces maxi-trimarans de 32 m de long capables de « voler » grâce à leurs foils, ont enfin pris le départ hier d’une course à leur mesure, la Brest Atlantiques, soit une confrontation à quatre sur les océans Atlantiques Nord et Sud, qui devrait durer un mois.
Cette course toute nouvelle – c’est la 1re édition cette année – se joue en double sur 14 000 milles nautiques (environ 26 000 km) de Brest à Brest, via deux points de passage obligés – mais sans arrêt – à Rio de Janeiro (Brésil) puis Le Cap (Afrique du Sud). Elle a été imaginée pour et par les Ultim, une classe élitiste créée en janvier 2018 qui a connu des revers dans sa campagne d’exploration de la course au large en mode volant. Après avoir rêvé – trop tôt – d’une course autour du monde en solitaire à l’instar du mythique Vendée Globe (en monocoque Imoca), qui aurait dû partir le 29 décembre de cette année, les multicoques géants ont dû revoir leur copie à la suite des casses subies lors de la Route du Rhum il y a un an.
C’est au large de la pointe Saint-Mathieu que les quatre tandems François Gabart/Gwnénolé Gahinet (Trimaran Macif), Thomas Coville/Jean-Luc Nélias (Sodebo Ultim 3), Franck Cammas/Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) et Yves Le Blévec/Alex Pella (Actual Leader) se sont élancés pour leur confrontation. Les bateaux ont quitté le port de Brest au petit matin pour rejoindre la ligne de départ, où un beau soleil les attendait, mais aussi de la houle.
Source : AFP

