L’émir du Qatar a affirmé hier que son pays avait surmonté les effets d’un embargo économique régional et annoncé l’élection, d’ici à 2022, des membres du Conseil consultatif dans ce riche émirat gazier du Golfe.
Dans un discours devant ce Conseil, dont les membres sont actuellement désignés, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a assuré que son pays avait renoué avec un budget excédentaire en dépit du boycottage de ses voisins. Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte avaient rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar et lui avaient imposé des sanctions économiques. Ils accusaient Doha, qui le nie, de soutenir des groupes islamistes radicaux, lui reprochant aussi d’être trop proche de l’Iran.
« Grâce aux efforts de réduction des dépenses (...), le gros déficit budgétaire de 2017 s’est transformé en excédent », s’est félicité l’émir du Qatar dans son discours. « Nous avons réussi à rétablir les réserves de l’État à des niveaux supérieurs à ceux d’avant le blocus », a-t-il ajouté. Selon les statistiques officielles, le Qatar a enregistré un déficit budgétaire de 39,99 milliards de riyals (soit 10,98 milliards de dollars) en 2017 et un excédent de 15,08 milliards de riyals (soit 4,1 milliards de dollars) en 2018.
Par ailleurs, cheikh Tamim a indiqué que la préparation de la première élection du Conseil consultatif serait achevée d’ici à 2022. Cette assemblée conseille l’émir sur les projets de loi mais ne peut pas en élaborer et peut être révoquée par un simple décret du souverain.

