Pour accéder à la finale de la Coupe du monde de rugby, les Springboks ont battu hier en demi-finale le pays de Galles (19-16). Odd Andersen/AFP
L’Angleterre face à l’Afrique du Sud : l’affiche de la finale de la Coupe du monde de rugby, le samedi 2 novembre à Yokohama (Japon), rappelle celle de l’édition 2007, remportée par les Springboks. Pour accéder à la finale, les Sud-Africains ont battu hier le pays de Galles (19-16) dans un match cadenassé, alors que la veille, les Anglais avaient livré une démonstration tactique pour éliminer (19-7) les All Blacks, double tenants du titre.
Impressionnante de maîtrise face aux All Blacks, l’Angleterre, seule nation de l’hémisphère Nord sacrée championne du monde (en 2003 face à l’Australie), partira avec un (très) léger avantage : le XV de la Rose a remporté trois des cinq derniers matches face aux Springboks. Les Anglais ont notamment remporté la dernière confrontation (12-11) à Twickenham, le 3 novembre 2018. Un an plus tard, les Anglais s’appuieront sur les atouts exposés face aux All Blacks (conquête, occupation, défense, poids des individualités) pour décrocher le second titre de leur histoire.
Les Springboks, sacrés en 1995 et 2007, tablent, eux, sur leur pack dominateur – et l’apport du banc où figurent en général 6 avants – pour décrocher le troisième titre de leur histoire. Jusqu’au coup d’envoi de la finale, les Sud-Africains devraient croiser les doigts pour pouvoir aligner leur ailier Cheslin Kolbe, capable de déséquilibrer une défense sur un simple crochet. Son absence en demi-finale face aux Gallois, pour cause de blessure à une cheville, a privé les Boks d’un joueur très créatif. Passé par le rugby à VII, Kolbe incarne le nouveau rugby sud-africain, conduit pour la première fois par un capitaine noir, Siya Kolisi.
Après François Pienaar, qui avait reçu le trophée Webb-Ellis des mains de Nelson Mandela en 1995 sur la pelouse de l’Ellis Park de Johannesburg, et John Smit, capitaine de l’équipe sacrée en 2007 face à l’Angleterre (15-6), Kolisi brandira-t-il la coupe ? À moins qu’Owen Farrell et ses coéquipiers ne permettent à l’Angleterre d’effacer le souvenir de la défaite de 2007…
Source : AFP


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