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Liban

Nasrallah : Le vide mènerait au chaos et à l'effondrement du pays

Hassan Nasrallah. Archives/AFP

Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a estimé vendredi dans un discours, que "le vide mènerait à l'effondrement du pays et au chaos", mettant en garde contre le risque de guerre civile, et critiquant ceux qui, dans les rangs de la contestation, appellent à la démission du président Michel Aoun et du gouvernement de Saad Hariri. "Nous devons œuvrer à des solutions qui ne soient pas basées sur un vide dans les institutions de l'Etat", a-t-il insisté. "Donc nous sommes contre la chute du mandat Aoun, contre la chute du gouvernement Hariri. Même la tenue de législatives anticipées, comme l'exige les protestataires, n'est pas possible actuellement. Ce dossier est plus compliqué que ça".

Hassan Nasrallah avait déjà affirmé samedi dernier  qu’il n’était pas en faveur d’une démission du gouvernement, massivement revendiqué par les manifestants, estimant que, dans ce cas, "il n’y aura pas de nouveau cabinet avant un an ou deux".

Hassan Nasrallah a en outre estimé que le président Aoun avait fait un pas en direction des contestataires en ouvrant la porte à des discussions, saluant une attitude positive du chef de l'Etat et une opportunité qui aurait dû être saisie. Il a dans ce cadre appelé la contestation à se réunir pour choisir un comité de direction qui pourrait négocier avec le chef de l'Etat.

La veille, Michel Aoun s'était exprimé pour la première fois depuis le début de la contestation. Dans un discours qui n'a pas convaincu les contestataires, il avait appelé à "reconsidérer la situation actuelle du gouvernement", soulignant toutefois que les changements ne pouvaient pas "être faits dans la rue". Il s'était toutefois dit ouvert à une rencontre avec des représentants du mouvement de contestation.

Le discours du leader chiite intervient peu après une énorme bagarre ayant opposé ses partisans à des manifestants place Riad el-Solh, dans le centre-ville de Beyrouth, où son discours a été retransmis sur écran géant. Les violences entre les deux camps ont fait plusieurs blessés et ont poussé la police anti-émeutes à intervenir pour les séparer.




Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a estimé vendredi dans un discours, que "le vide mènerait à l'effondrement du pays et au chaos", mettant en garde contre le risque de guerre civile, et critiquant ceux qui, dans les rangs de la contestation, appellent à la démission du président Michel Aoun et du gouvernement de Saad Hariri. "Nous devons œuvrer à des solutions qui...