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Sport - Rugby / Mondial

La fin d’une génération

Gatland, Read, Parisse, Schmidt... Joueurs ou entraîneurs, ils prennent leur retraite internationale.

Le 2 novembre au plus tard, au coup de sifflet final de la Coupe du monde de rugby au Japon, une page va se tourner : joueurs ou entraîneurs, les Néo-Zélandais Kieran Read, Warren Gatland et Joe Schmidt, l’Italien Sergio Parisse, l’Irlandais Rory Best ou les Australiens Will Genia, David Pocock et Sekope Kepu vont dire « sayonara » (« au revoir », en japonais) à leur carrière en sélection.

Joe Schmidt : année sabbatique

Il était un temps pressenti pour devenir le premier sélectionneur étranger du XV de France, mais, après six ans à la tête du XV du Trèfle (Irlande), Joe Schmidt a décidé de quitter l’Europe. « J’ai décidé d’arrêter d’entraîner et de donner la priorité à ma famille, a expliqué le technicien néo-zélandais. Je ne passe pas beaucoup de temps à la maison, il est probablement temps que je le fasse. » Celui qui a remis l’Irlande sur le toit de l’Europe en remportant trois tournois des Six-Nations (2014, 2015 et 2018), assorti d’un fabuleux grand chelem pour le dernier, a décidé de s’octroyer une pause d’au moins un an. « Le but, c’est de ne pas être impliqué pour douze mois, et j’ai envie de dire que ce sera sans doute plus que ça », a confié le sélectionneur âgé de 53 ans.

Warren Gatland : retour aux sources

Douze ans de règne, quatre tournois des Six-Nations (dont trois grands chelems), un quart et une demi-finale de Coupe du monde. Avec Warren Gatland à sa tête, le XV du Poireau (pays de Galles) est revenu sur le devant de la scène, au point de décrocher – le temps d’une semaine cet été – la place de n° 1 mondial, propriété des All Blacks depuis dix ans. Mais l’entraîneur néo-zélandais, âgé de 55 ans, a décidé de rentrer au pays pour s’occuper des Chiefs, le club de la province de Waikato où il a fait ses armes comme talonneur et dont il a un temps été le joueur le plus capé.

Sergio Parisse, roi sans couronne

À bientôt 36 ans, Sergio Parisse aime toujours autant les combats. Après 14 années passées au Stade français, l’Italien a quitté cet été le club de Paris, à la suite de dissensions internes, pour s’engager avec le RC Toulon, toujours en France. Côté Nazionale, toujours loin de pouvoir rivaliser avec les meilleurs, le 3e ligne aux 140 sélections a abordé au Japon son 5e et dernier Mondial. Et il savait à l’avance que les chances étaient infimes pour la Squadra Azzurra, éliminée dès la phase de poules.

Kieran Read et Ryan Crotty : le Japon après le Japon

À eux trois, ils totalisent près de 300 sélections chez les All Blacks. En laissant partir le 3e ligne Kieran Read (121 capes), le centre Ryan Crotty (44 capes) et le pilier Owen Franks (108 capes), la Nouvelle-Zélande tourne la page d’une décennie de domination mondiale. Pour passer à la suivante ? Franks, âgé de 31 ans, n’a pas eu le choix : il n’a pas été convoqué et s’est déjà engagé avec Northampton (Angleterre). Read (capitaine des All Blacks) a, lui, signé au Japon, au Toyota Verblitz, où il affrontera Crotty sous les couleurs des Kubota Spears. En attendant Sonny Bill Williams, Sam Whitelock, Brodie Retallick ou Beauden Barrett, possibles partants dans la foulée.

Rory Best, le meilleur d’entre eux

Il l’a annoncé en avril dernier, aussi sobre et efficace qu’il l’est sur le terrain : « C’est le bon moment pour moi de partir à mes conditions, un luxe pour lequel je me sens privilégié. » Au Japon, l’éternel capitaine irlandais Rory Best avait donc une dernière occasion de soulever le seul trophée qui lui manque avec le XV du Trèfle – éliminé en quarts de finale. Après sa 4e Coupe du monde, plus de 100 sélections et quatre tournois des Six-Nations, il est temps pour le talonneur âgé de 37 ans de se reposer.

Will Genia, David Pocock, Sekope Kepu : priorité aux clubs

Ils ont plus de 100 sélections chacun, mais les Wallabies (le XV d’Australie), c’est terminé pour eux. Et ce sera sans la coupe Webb Ellis, l’Australie ayant été éliminée en quarts – poussant à la démission immédiate l’entraîneur Michaël Cheika. Le pilier Sekope Kepu, âgé de 33 ans, va cependant poursuivre sa carrière en club, en quittant les Waratahs pour rejoindre les London Irish. Le demi de mêlée Will Genia, lui, a déjà négocié son avenir en signant en faveur des Kintetsu Liners, au Japon, pour la saison 2020. Même son de cloche pour l’emblématique flanker David Pocock qui, à 31 ans, a joué à Sydney en match de préparation à la Coupe du monde sa dernière rencontre « à domicile », contre les Samoa. Après le Mondial, il retrouvera l’équipe Panasonic Wild Knights où il évolue depuis 2016.

Source : AFP

Le 2 novembre au plus tard, au coup de sifflet final de la Coupe du monde de rugby au Japon, une page va se tourner : joueurs ou entraîneurs, les Néo-Zélandais Kieran Read, Warren Gatland et Joe Schmidt, l’Italien Sergio Parisse, l’Irlandais Rory Best ou les Australiens Will Genia, David Pocock et Sekope Kepu vont dire « sayonara » (« au revoir », en japonais) à leur carrière en sélection.Joe Schmidt : année sabbatiqueIl était un temps pressenti pour devenir le premier sélectionneur étranger du XV de France, mais, après six ans à la tête du XV du Trèfle (Irlande), Joe Schmidt a décidé de quitter l’Europe. « J’ai décidé d’arrêter d’entraîner et de donner la priorité à ma famille, a expliqué le technicien néo-zélandais. Je ne passe pas beaucoup de temps à la...
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