L’atelier sur les droits des détenus et la gestion des prisons.
Organisé par le Mouvement social, Justice et Miséricorde et l’association italienne Arcs, un chantier de travail sur les droits des prisonniers et leur soutien juridique, ainsi que sur la gestion et le contrôle des prisons, vient de se tenir à l’hôtel Royal Tulip de Beyrouth. L’atelier était financé par l’Agence nationale italienne pour le développement et la coopération.
Des experts, des juristes et des membres de la société civile des prisons libanais et italiens ont assisté à l’atelier, ainsi que des représentants des ministères de l’Intérieur et de la Justice, dont le colonel Ghassan Osman, chef du service des prisons de la gendarmerie, le juge Raja Abi Nader, chef du service des prisons au ministère de la Justice, et la juge Marie Layous, présidente des commissions de réduction des peines à Beyrouth, au Sud et dans la Békaa.
Les participants ont discuté de plusieurs questions, dont les plus importantes sont les défis communs auxquels font face les divers services à l’intérieur de la prison, notamment en termes de manque de ressources financières et humaines spécialisées. Des experts italiens des associations L’altrodiritto et Guarantor ont participé aux débats.
Priorité a été accordée, lors des discussions, à la nécessité de respecter le droit du détenu de désigner un avocat pour le seconder à tous les stades de la justice afin de lui assurer un accès équitable à sa défense. Les nombreux problèmes qui rendent difficile pour l’avocat de contacter le client à l’intérieur de la prison en raison des problèmes inhérents à la structure carcérale ont été examinés.
Les présents ont souligné l’importance de la présence d’associations dans les prisons et de la fourniture de services de réadaptation au détenu afin qu’il se réconcilie avec lui-même et la société, et afin d’empêcher que le retour à la liberté ne conduise à la récidive. En effet, un expert a souligné que les statistiques relatives aux droits de l’homme avaient confirmé que 20 % des détenus récidivent en raison de l’absence de programmes de réhabilitation et de rééducation à la vie quotidienne.
Les recommandations de l’atelier ont prévu la création d’une plate-forme inclusive de communication d’aide aux prisonniers ; un système clair de plaintes que le détenu peut utiliser ; l’augmentation du nombre de ressources humaines spécialisées dans les prisons, le système judiciaire et les commissions pour la réduction des peines ; et enfin l’insistance sur la spécialisation au sein des associations afin de fournir des services de qualité aux détenus.


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