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Sport - Gymnastique / Championnats Du Monde

La Russie prend sa revanche sur la Chine

Sacrés au concours par équipe, les gymnastes russes ont détrôné leurs adversaires chinois, titrés l’an dernier à une infime marge.

Les gymnastes russes Artur Dalaloyan (à gauche) et Nikita Nagornyy, grands contributeurs au succès de leur équipe, explosant de joie après leur sacre au concours par équipe aux championnats du monde de gymnastique à Stuttgart, en Allemagne. La Chine est médaillée d’argent, tandis que le Japon est médaillé de bronze. Thomas Kienzle/AFP

Les gymnastes russes, emmenés par Artur Dalaloyan et Nikita Nagornyy, ont pris leur revanche sur les gymnastes chinois au bout du concours par équipe aux championnats du monde, mercredi tard dans la nuit à Stuttgart, en Allemagne, à moins de dix mois des Jeux olympiques de l’an prochain à Tokyo, au Japon.

Il y a un an à Doha, ce sont les Chinois qui avaient été sacrés champions du monde, avec une infime marge de 49 millièmes sur les Russes. Ces derniers les ont détrônés sur les tapis allemands, en s’imposant avec quasiment un point d’avance (261,726 contre 260,729 points), pour offrir à la Russie son premier titre par équipe. Comme en 2018, les Japonais, cette fois orphelins de leur roi Kohei Uchimura – qui peine à retrouver son meilleur niveau après plusieurs saisons émaillées de blessures – terminent troisièmes du concours par équipe (258,159 points).

« Je vais enfin pouvoir bien dormir ! » a lancé Artur Dalaloyan, âgé de 23 ans. « Cette défaite contre la Chine m’empêchait de dormir. Elle nous avait laissé un très mauvais souvenir, mais c’est ce qui nous a motivés à travailler plus dur, pour faire mieux », a ajouté le gymnaste russe.

La chute de Sun Wei

Jusqu’au dernier agrès tout allait bien pour les Chinois, alors en position de conserver l’or mondial et de maintenir leur domination sur le concours par équipe. Aux barres parallèles, Zou Jingyuan venait même d’obtenir une exceptionnelle note de 16,383 points après son exercice d’une très grande complexité technique et excellemment exécuté. Ce qui permettait à son équipe d’aborder la dernière rotation avec près d’un point et demi d’avance.

Mais une chute de Sun Wei, premier Chinois à passer à la barre fixe, à la réception d’un lâcher de barre, a complètement rebattu les cartes. Crédité seulement d’une note de 12,766 points, il a ouvert la porte aux Russes qui n’ont pas manqué de s’y engouffrer : Ivan Stretovich, puis Artur Dalaloyan, et enfin Nikita Nagornyy ont tous dépassé les 14 points sur ce dernier agrès. De quoi combler leur retard, puis dépasser sur le fil leurs adversaires n° 1.

Dernier à s’élancer à la barre fixe – alors que tous les autres gymnastes en avaient fini sur les autres agrès – Nagornyy, âgé de 22 ans, a su gérer un passage sous haute tension : plus de 13,469 points et il offrait à la Russie son premier sacre mondial dans le concours par équipe messieurs, moins et il leur filait encore entre les doigts. En tribunes, chacun de ses mouvements réussis était salué par une tonique acclamation. « Je n’ai pas regardé le tableau des scores, a expliqué le gymnaste russe. Mon objectif était de faire mon exercice au plus près de mon meilleur niveau. » Récompensé par un score de 14,466 points, Nagornyy pouvait tomber dans les bras de ses coéquipiers.

« Je ne me souviens pas de tout. Je crois que j’ai crié, je ne voulais pas, mais c’est sorti tout seul. C’est le genre d’émotion qui vous fait crier », a raconté Artur Dalaloyan, qui défendra sa couronne mondiale du concours général dans 24 heures. Pendant ce temps-là, Sun Wei, lui, préférait se cacher le visage dans ses mains.

Source : AFP

Les gymnastes russes, emmenés par Artur Dalaloyan et Nikita Nagornyy, ont pris leur revanche sur les gymnastes chinois au bout du concours par équipe aux championnats du monde, mercredi tard dans la nuit à Stuttgart, en Allemagne, à moins de dix mois des Jeux olympiques de l’an prochain à Tokyo, au Japon.Il y a un an à Doha, ce sont les Chinois qui avaient été sacrés champions du monde, avec une infime marge de 49 millièmes sur les Russes. Ces derniers les ont détrônés sur les tapis allemands, en s’imposant avec quasiment un point d’avance (261,726 contre 260,729 points), pour offrir à la Russie son premier titre par équipe. Comme en 2018, les Japonais, cette fois orphelins de leur roi Kohei Uchimura – qui peine à retrouver son meilleur niveau après plusieurs saisons émaillées de blessures – terminent...
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