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Moyen Orient et Monde - Réactions

L’UE exige l’arrêt de l’offensive turque, Trump déplore

L’influent sénateur républicain Lindsey Graham a promis des « sanctions infernales » contre l’économie et l’armée turques.

Le Congrès américain va faire payer « très cher » au président turc son offensive en Syrie contre des forces kurdes alliées de Washington, a prévenu l'influent sénateur républicain Lindsey Graham. Mandel Ngan/AFP

Le début de l’opération militaire turque en Syrie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) a suscité une vague de réactions à travers le monde. L’Union européenne a notamment exigé hier l’arrêt de l’offensive, alors que le président américain jugeait, de son côté, que cette opération militaire était « une mauvaise idée ».

ONU

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir d’urgence et à huis clos aujourd’hui à la demande de ses membres européens, la Belgique, la France, l’Allemagne, la Pologne et le Royaume-Uni. Son président en exercice, l’ambassadeur sud-africain Jerry Matthews Matjila, a appelé la Turquie à « épargner les civils » et à « exercer un maximum de retenue ».

États-Unis

« Ce matin, la Turquie, membre de l’OTAN, a envahi la Syrie. Les États-Unis ne soutiennent pas cette attaque et ont clairement indiqué à la Turquie que cette opération était une mauvaise idée », a réagi Donald Trump.

Le Congrès américain va faire payer « très cher » au président turc son offensive en Syrie contre des forces kurdes alliées de Washington, a prévenu pour sa part l’influent sénateur républicain Lindsey Graham. « Priez pour nos alliés kurdes qui ont été honteusement abandonnés par l’administration Trump », a-t-il écrit sur Twitter. « Je vais mener les efforts au Congrès pour qu’Erdogan paie très cher », a ajouté celui qui est d’ordinaire un proche soutien de Donald Trump. Le sénateur, qui avait lancé au pouvoir turc avant l’offensive : « Si vous voulez détruire ce qu’il reste d’une relation fragile, une invasion militaire de la Syrie fera le travail. #AvecLesKurdes » a promis, après le début des hostilités, des « sanctions infernales », « de grande ampleur, draconiennes et dévastatrices », contre l’économie et l’armée turques et annoncé qu’il demanderait la suspension de la Turquie de l’OTAN.

OTAN

« Je compte sur la Turquie pour agir avec retenue et veiller à ce que les progrès que nous avons réalisés dans la lutte contre l’État islamique ne soient pas compromis », a réagi le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg. Il a également dit avoir demandé à la Turquie de « veiller à ce que toute action qu’elle pourrait entreprendre dans le nord de la Syrie soit proportionnée et mesurée ».

Union européenne

« La Turquie doit cesser l’opération militaire en cours. Elle ne donnera pas de résultats. Et si le plan de la Turquie est la création d’une zone de sécurité, n’attendez pas de financement de l’Union européenne », a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui a exhorté à la « retenue ».

Russie

Le président russe Vladimir Poutine a appelé hier son homologue turc à « bien réfléchir » avant de lancer une offensive contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie. « Poutine a appelé ses partenaires turcs à bien réfléchir à la situation afin d’éviter de porter atteinte aux efforts communs visant à résoudre la crise syrienne », affirme un communiqué du Kremlin, publié après un entretien téléphonique entre les deux présidents.

Pays européens

– « La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni sont en train de finaliser une déclaration commune qui sera extrêmement claire sur le fait que nous condamnons très fortement et très fermement ce qui est rapporté », a annoncé la secrétaire d’État française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin.

– « Nous exhortons la Turquie à mettre fin à son offensive et à défendre ses intérêts sécuritaires de manière pacifique », car cela « risque de déstabiliser davantage la région et de provoquer une résurgence » de l’EI, a dit le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

– Les Pays-Bas ont convoqué l’ambassadeur turc, a fait savoir le ministre néerlandais des Affaires étrangères Stef Blok qui a averti que cette opération militaire risquait d’« entraver le combat contre l’État islamique ».

– « Des actions unilatérales risquent uniquement de porter préjudice aux résultats obtenus dans la lutte contre la menace terroriste (...) et de déstabiliser la situation sur le terrain », a mis en garde le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio.

– « Les actions de la Turquie sont irresponsables et une violation du droit international », a estimé la ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Linde.

– « À mon avis, cette décision très regrettable et erronée peut avoir de graves conséquences pour les civils et la lutte contre l’EI », a commenté le ministre danois des Affaires étrangères, Jeppe Kofod.

Le début de l’opération militaire turque en Syrie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) a suscité une vague de réactions à travers le monde. L’Union européenne a notamment exigé hier l’arrêt de l’offensive, alors que le président américain jugeait, de son côté, que cette opération militaire était « une mauvaise idée ».ONULe Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir d’urgence et à huis clos aujourd’hui à la demande de ses membres européens, la Belgique, la France, l’Allemagne, la Pologne et le Royaume-Uni. Son président en exercice, l’ambassadeur sud-africain Jerry Matthews Matjila, a appelé la Turquie à « épargner les civils » et à « exercer un maximum de retenue ».États-Unis« Ce matin, la Turquie, membre de l’OTAN, a...
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