Nayla Tabbara et le P. Fadi Daou ont représenté la Fondation Adyan au symposium organisé conjointement par le secrétariat d’État du Saint-Siège et l’ambassade des États-Unis auprès du Vatican. Photo Vaticanews
La Fondation Adyan, représentée par son président, le P. Fadi Daou, et sa vice-présidente, Nayla Tabbara, vient de participer au Vatican à un colloque organisé, le 2 octobre, conjointement par le secrétariat d’État du Saint-Siège et l’ambassade des États-Unis auprès du Vatican autour du thème : « Le partenariat avec des organisations basées sur la foi : chemins vers la dignité humaine. »
Sur le thème choisi, Mme Tabbara a parlé de la promotion de la liberté religieuse. « Je ne vous parle pas seulement au nom de la Fondation Adyan, mais aussi au nom de ma partie du monde et de toutes les communautés religieuses et culturelles qui l’habitent, et j’aimerais partager avec vous nos préoccupations. Nous ne pouvons construire aucun avenir si nous sommes opposés les uns aux autres : musulmans contre chrétiens, Orientaux contre Occidentaux, sociétés hôtes contre réfugiés, et ainsi de suite », a-t-elle dit. « Bien que les intérêts économiques puissent entraîner un certain rapprochement entre différents pays et différentes religions, ils ne conduiront pas au changement durable nécessaire à la préservation de notre humanité commune. Les fondements de tout avenir, ce sont des valeurs et des principes sur lesquels nous devrions nous mettre d’accord. Certains de nos termes ne coïncident peut-être pas à 100 % en raison de la diversité des langues, des cultures, des politiques et des théologies, mais nous pouvons accepter certaines nuances. Ce que, en revanche, nous ne pouvons pas nous permettre, c’est de laisser la place libre aux valeurs contraires comme l’injustice, la discrimination, la marginalisation et le suprématisme de s’exprimer », a affirmé Mme Tabbara.Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, l’ambassadrice des États-Unis auprès du Saint-Siège, Callista Gingrich, ainsi que des représentants d’éminentes organisations confessionnelles, notamment la Communauté de Sant’Egidio, Aide à l’Église en détresse et Caritas Internationalis participaient à ce colloque. « Dans notre région du monde, et peut-être aussi dans d’autres régions du monde, lorsque nous parlons de “liberté religieuse” au lieu de “liberté de conscience”, nous ouvrons la voie à des groupes religieux hégémoniques dont l’objectif est d’imposer leur interprétation de la religion, au détriment du droit des individus à croire ou à ne pas croire selon leur propre conscience. C’est pourquoi, dans Adyan, nous avons opté pour la formulation suivante : liberté religieuse et de conscience, afin de souligner la possibilité d’interprétations différentes au sein d’une même religion, autant que le droit de croire en dehors de la religion. Et nous nous concentrons sur le concept de citoyenneté inclusive de la diversité religieuse et culturelle afin de promouvoir les droits culturels et religieux des communautés, à commencer par leur reconnaissance et se terminant par leurs droits politiques, économiques et sociaux ainsi que leur pleine participation », a conclu Nayla Tabbara.
Mgr Paul R. Gallagher, ministre des Affaires étrangères du Vatican, a déclaré, citant le pape François, que le but de la collaboration américano-vaticane est « de construire une société véritablement tolérante et inclusive et de préserver la dignité et les droits inaliénables de tout être humain ».


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