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La fille d'une Irano-Britannique emprisonnée en Iran va rentrer à Londres

AFP
05/10/2019

La fille d'une Irano-Britannique emprisonnée à Téhéran va quitter l'Iran où elle vivait depuis l'arrestation de sa mère il y a plus de trois ans pour rentrer au Royaume-Uni, un retour qui aura un goût "doux-amer", a déclaré samedi son père à l'AFP.

"Nous pensons qu'il est maintenant temps", a expliqué à l'AFP Richard Ratcliffe, le père de la petite Gabriella, disant que son épouse avait pris cette décision le "coeur lourd". "Ce sera doux-amer. Ce sera un plaisir de la retrouver", a confié M. Ratcliffe, qui n'a plus vu sa fille depuis mars 2016. Mais dans le même temps il craint les "répercussions" pour son épouse qui reste emprisonnée. Gabriella, qui vivait chez ses grands parents maternels, rendait régulièrement visite à sa mère en prison. "Gabriella a été sa bouée de sauvetage et cette bouée de sauvetage lui est enlevée", a décrit Richard Ratcliffe.

Dans une lettre publiée cette semaine sur le site du Centre pour les droits humains en Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe évoque un "voyage intimidant" pour la petite fille de 5 ans et déchirant pour elle. "Je n'ai ni espoir ni motivation après le départ de mon bébé. Ma douleur est sans mesure", écrit Nazanin Zaghari-Ratcliffe qui, en juillet, avait passé plusieurs jours dans l'unité psychiatrique d'un hôpital.

Employée de la Fondation Thomson Reuters - branche humanitaire de l'agence de presse canado-britannique du même nom -, Mme Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée en avril 2016 alors qu'elle quittait l'Iran après avoir emmené sa petite fille, alors âgée de 22 mois, rendre visite à sa famille. Accusée d'avoir cherché à renverser le régime iranien, ce qu'elle nie, elle a été condamnée à cinq ans de prison.

L'affaire Nazanin alimente les tensions entre Londres et Téhéran. Pour Amnesty international, "il est temps pour l'Iran de mettre fin à cette punition cruelle" et de libérer Mme Zaghari-Ratcliffe.

Richard Ratcliffe espère que sa fille sera de retour "idéalement avant Noël" et explique attendre l'aval des autorités iraniennes. Bien qu'il ait continué au fil des ans à communiquer avec sa fille via Skype, celle-ci ne parle plus que "quelques mots d'anglais". "Il va falloir un peu d'adaptation pour elle et pour moi", a-t-il déclaré. Il s'est félicité de la libération et du retour en Australie d'un couple d'Australiens qui étaient détenus en Iran et accusés "d'espionnage", annoncés samedi. "Nous sommes vraiment soulagés qu'ils soient dehors", a-t-il dit, expliquant en avoir parlé samedi matin à son épouse qui était "ravie" de la nouvelle.

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