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Sport - Mondiaux D’Athlétisme

Nouveau roi du 100 m, Coleman sort de la brume

Au terme d’une finale dominée de bout en bout et d’un temps canon (9 sec 76/100es), l’athlète américain Christian Coleman (couloir n° 4) est devenu l’implacable nouveau champion du monde du 100 m. Jewel Samad/AFP

Une étonnante brume remplissait samedi le stade Khalifa de Doha, écrin de lumière dans la nuit noire du Qatar. Ce voile blanchâtre a été déchiré par l’Américain Christian Coleman, implacable nouveau champion du monde du 100 m marqué par le doute qui l’entoure depuis la révélation de largesses prises avec l’antidopage. Au terme d’une finale dominée de bout en bout, Coleman a inscrit un temps canon (9 sec 76/100es), réalisant son record personnel et devenant au passage le 6e meilleur performeur de l’histoire. Dans une inversion des rôles par rapport à 2017, Coleman a devancé son compatriote tenant du titre Justin Gatlin, qui a remporté l’argent (9 sec 89/100es). Le Canadien Andre de Grasse a, lui, confirmé son grand retour au plus haut niveau après deux saisons difficiles en décrochant le bronze (9 sec 90/100es).

Autre sensation de la soirée de samedi, le Jamaïquain Tajay Gayle s’est imposé à la longueur en explosant son record personnel, passé de 8,32 à 8,69 m. Il a devancé l’Américain Jeff Henderson (8,39 m) et le favori cubain Juan Miguel Echevarria (8,34 m). En outre, tard dans la nuit de Doha, le Japonais Yusuke Suzuki a remporté le 50 km marche (4 h 04 min 20 sec), disputé dans une fournaise infernale (près de 30° C et 75 % d’humidité) malgré un départ à 23h30, heure du Qatar. L’épreuve a été fatale au tenant du titre français Yohann Diniz, qui a abandonné, vaincu par la chaleur. Chez les dames, les Chinoises Rui Liang et Maocuo Li ont assuré le doublé.

Toujours chez les dames, la Néerlandaise Sifan Hassan a remporté le premier titre mondial de sa carrière en triomphant sur le 10 000 m, grâce à un dernier tour explosif qui a été fatal à l’Éthiopienne Letesenbet Gidey. Hassan s’est imposée en 30 min 17 sec 62/100es devant Gidey (30 min 21 sec 23/100es) et la Kényane Agnes Tirop (30 min 25 sec 20/100es). De son côté, l’Américaine DeAnna Price a remporté le titre mondial du lancer du marteau, sa première médaille internationale, avec un lancer à 77,54 m réalisé au 3e essai. Price a devancé la Polonaise Joanna Fiodorow (76,35 m), pour sa première médaille mondiale également, et la Chinoise Zheng Wang (74,76 m), vice-championne du monde en titre.

Au 4x400 m relais mixte, épreuve inédite aux Mondiaux, les États-Unis ont établi le record du monde lors des séries samedi. Les Américains (Tyrell Richard, Jessica Beard, Jasmine Blocker et Obi Igbokwe) ont remporté leur série devant la Jamaïque en 3 min 12 sec 42/100es. La précédente meilleure performance mondiale sur cette épreuve, qui sera au programme des Jeux olympiques de Tokyo en 2020, datait de 2016 avec un relais américain en 3 min 13 sec 20/100es. Pour le 800 m, le Botswanais Nijel Amos, meilleur temps de la saison et favori de l’épreuve, a déclaré forfait à cause d’une blessure à son tendon d’Achille gauche. Il laisse un vide qui pourrait profiter à ses adversaires, notamment au champion du monde en titre français Pierre-Ambroise Bosse.

Enfin, tard dans la nuit de vendredi à samedi, la Kényane Ruth Chepngetich a remporté le marathon des dames, marqué par des conditions extrêmement difficiles (environ 32° C et 73 % d’humidité) qui ont conduit à plusieurs dizaines d’abandons. Chepngetich, coureuse la plus rapide de l’année, a remporté son premier titre mondial en 2h 32 min 43 sec devant la tenante du titre bahreïnie Rose Chelimo et la Namibienne Helalia Johannes.

Toutes les épreuves de ces Mondiaux d’athlétisme se disputent de nuit pour éviter les grandes chaleurs et la forte humidité, qui font polémique parmi les athlètes en dépit d’un stade climatisé. Mais ce sont les épreuves disputées hors du stade qui sont surtout visées par les critiques car la chaleur est aussi éprouvante de nuit que de jour.

Source : AFP

Une étonnante brume remplissait samedi le stade Khalifa de Doha, écrin de lumière dans la nuit noire du Qatar. Ce voile blanchâtre a été déchiré par l’Américain Christian Coleman, implacable nouveau champion du monde du 100 m marqué par le doute qui l’entoure depuis la révélation de largesses prises avec l’antidopage. Au terme d’une finale dominée de bout en bout, Coleman a inscrit un temps canon (9 sec 76/100es), réalisant son record personnel et devenant au passage le 6e meilleur performeur de l’histoire. Dans une inversion des rôles par rapport à 2017, Coleman a devancé son compatriote tenant du titre Justin Gatlin, qui a remporté l’argent (9 sec 89/100es). Le Canadien Andre de Grasse a, lui, confirmé son grand retour au plus haut niveau après deux saisons difficiles en décrochant le bronze (9 sec...
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