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Liban - Deuil

Hariri à Paris pour les obsèques aujourd’hui de Jacques Chirac

Un jour de deuil national sera observé au Liban à cette occasion.


Le chef du gouvernement, Saad Hariri, s’est envolé hier pour Paris où il doit participer aujourd’hui à la cérémonie officielle en hommage à l’ancien président français Jacques Chirac, décédé jeudi à 86 ans des suites d’une longue maladie. Il n’y aura donc pas de Conseil des ministres aujourd’hui. La réunion se tiendra demain. Les obsèques de Jacques Chirac auront lieu en l’église Saint-Sulpice à Paris. M. Hariri présentera au président français Emmanuel Macron et à la famille du défunt les condoléances des autorités et du peuple libanais. En hommage à l’ancien président français, un jour de deuil national a été décrété au Liban aujourd’hui.

Le Premier ministre a signé hier une tribune dans Le Journal du Dimanche, dans laquelle il exprime « son affection et son respect » pour l’ancien chef de l’État français. « Les grands hommes marquent à jamais ceux qu’ils rencontrent, y affirme M. Hariri. Certains marquent même le destin d’un pays. Pour Jacques Chirac ce fut d’abord le sien, cette France qu’il aimait tant, mais aussi le Liban, auquel il vouait une amitié inextricablement liée à son exceptionnelle relation avec Rafic Hariri. Les deux hommes se sont rencontrés alors que Jacques Chirac était maire de Paris. Au-delà de la sympathie immédiate qui s’installa entre eux, ils eurent l’un et l’autre l’intuition du destin national et international qui leur serait réservé. »

Valeurs communes

« Au fil des rencontres et des échanges, ils ont identifié l’un chez l’autre les valeurs communes de vérité, de loyauté et d’humanisme qui allaient tisser leur amitié indéfectible, et l’entente sur l’importance de la paix, de la modération, du développement social et économique, et du dialogue entre les hommes, les peuples, les religions et les civilisations. Tous deux comprenaient l’importance de la francophonie comme vecteur de démocratie, de dignité humaine et de valeurs républicaines.

« Sans Jacques Chirac, il n’y aurait pas aujourd’hui de Tribunal spécial pour le Liban, jugeant les assassins de mon père Rafic Hariri, “qui incarnait la volonté indéfectible d’indépendance, de liberté et de démocratie pour le Liban”, avait souligné l’Élysée ce jour-là. Il me l’avait dit, d’ailleurs, lors de son arrivée à Beyrouth, au lendemain du crime : “Ils vont le payer cher.” Devant la tombe, Chirac l’humaniste, qui voulait voir la fin des souffrances du Liban et des Libanais, s’était incliné dans un geste qui a fait grandir le courage de tous ceux qui réclamaient une fin à l’impunité. Il se comportait comme si l’on venait d’assassiner son propre frère, et allait par la suite nous montrer une affection quasi paternelle. »

Geagea : « Digne héritier des grands présidents français »

Par ailleurs, le chef du parti des Forces libanaises Samir Geagea, a adressé au président Macron un télégramme de condoléances dans lequel il a affirmé : « J’ai appris avec une profonde émotion la nouvelle du décès du président Jacques Chirac. Peu d’hommes ont rempli leurs fonctions comme il l’a fait. C’était un homme au grand cœur, un homme d’engagement qui a dépensé sa vie et son énergie au service de la France et des Français. (…) Il a observé avec vigilance notre région ; il a appuyé la juste cause des Palestiniens ; il était fortement préoccupé par la stabilité régionale, sans compromis sur la liberté des peuples et la dignité des citoyens.

Digne héritier des grands présidents français, il gardait pour le Liban une place spéciale, comme j’ai pu m’en rendre compte personnellement lors d’une rencontre à l’Élysée. La place spéciale qu’il a réservée aux opposants à l’occupation syrienne du Liban en a fait un ami de tout Libanais attaché à la souveraineté et à la prospérité de son pays. Je m’incline avec respect à sa mémoire en pensant à sa famille et à ceux qu’il chérissait. »

Le chef du gouvernement, Saad Hariri, s’est envolé hier pour Paris où il doit participer aujourd’hui à la cérémonie officielle en hommage à l’ancien président français Jacques Chirac, décédé jeudi à 86 ans des suites d’une longue maladie. Il n’y aura donc pas de Conseil des ministres aujourd’hui. La réunion se tiendra demain. Les obsèques de Jacques Chirac auront lieu en l’église Saint-Sulpice à Paris. M. Hariri présentera au président français Emmanuel Macron et à la famille du défunt les condoléances des autorités et du peuple libanais. En hommage à l’ancien président français, un jour de deuil national a été décrété au Liban aujourd’hui.Le Premier ministre a signé hier une tribune dans Le Journal du Dimanche, dans laquelle il exprime « son affection et son respect » pour...
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