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Liban - Disparition De Jacques Chirac

Ouverture de registres de condoléances à la Résidence des Pins

Jacques Chirac après son élection à la présidence de la République, le 7 mai 1995. Philippe Wojazer/File Photo/Reuters

Dans le cadre de l’hommage national à l’ancien président français Jacques Chirac, décédé jeudi, l’ambassade de France au Liban a souhaité ouvrir des registres de condoléances à la Résidence des Pins, lundi 30 septembre, de 9h à 18h. Dans un communiqué, l’ambassade a précisé que les « personnes souhaitant signer ces registres et témoigner leur respect sont les bienvenues, sur présentation d’une pièce d’identité ». L’hippodrome de Beyrouth, adjacent à la Résidence, sera ouvert pour le stationnement des véhicules.

Par ailleurs, le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a envoyé une lettre au président français, Emmanuel Macron, pour lui présenter ses condoléances, affirmant que Jacques Chirac était « plus libanais que de nombreux Libanais et plus ami que de nombreux amis ». « En période de doute, le président Chirac a représenté la véritable amitié, il est parti et nous a laissés en proie à tous les démons qu’il a essayé de combattre avec nous, pour nous et parfois malgré nous », a écrit M. Joumblatt. « Jacques Chirac était aussi plus libanais que de nombreux Libanais, plus arabe que de nombreux Arabes, et plus ami que de nombreux amis. » « Avec lui, les alliances n’étaient pas circonstancielles et les initiatives étaient claires. Avant l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri, Jacques Chirac a soutenu le Liban dans tous les domaines, a ajouté le leader druze. Après l’assassinat de Rafic Hariri en février 2005, il s’est employé à imposer le retrait syrien et à mettre fin à la guerre de juillet 2006. » « Après une bataille ardue, il a réussi à créer le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) avec l’approbation des États-Unis et la neutralité de la Russie : sa priorité était de prouver la vérité et d’établir la justice », a-t-il poursuivi.

Pour sa part, l’ancien président Amine Gemayel a salué, dans une missive envoyée à M. Macron, la mémoire d’« un homme de dialogue et de paix, attaché obstinément à ses racines françaises et européennes et toujours enthousiaste pour consolider les relations libano-françaises ».

Hariri et Aoun

La veille, le chef de l’État, Michel Aoun, et le Premier ministre, Saad Hariri, avaient rendu hommage à l’ancien président français, le premier le qualifiant de « fidèle ami » et le second d’un des « plus grands hommes » que la France ait connus et d’un « grand frère » pour la famille Hariri.

« Le Liban rend hommage à un fidèle ami qui a honnêtement œuvré au renforcement des relations pour les rendre spéciales », avait écrit le chef de l’État, dans un télégramme adressé à son homologue français Emmanuel Macron, selon le compte Twitter de la présidence libanaise.

« Aujourd’hui, l’un des plus grands hommes de France nous a quittés (...) Les Libanais et les Arabes ressentent de la douleur après la perte d’un homme qui a profondément marqué leur conscience pendant de nombreuses années », avait souligné pour sa part Saad Hariri, de la famille duquel Jacques Chirac était un ami proche. L’ancien président français « s’est tenu aux côtés du peuple palestinien et de ses justes causes » et il a soutenu « le Liban dans les circonstances les plus difficiles » en s’imposant « au premier rang dans la défense de sa liberté, son indépendance et sa souveraineté », avait ajouté M. Hariri. « Sur le plan personnel, la perte est aussi celle d’un ami cher (...) d’un grand frère de la famille (...) ayant été le frère spirituel de Rafic Hariri », avait ajouté le Premier ministre libanais, en allusion à la relation amicale qui liait Jacques Chirac à son père, qui fut également Premier ministre.

L’ancien Premier ministre libanais Fouad Siniora, membre du courant du Futur de Saad Hariri, a lui aussi rendu hommage à Jacques Chirac. Il a affirmé que « le Liban et le monde arabe ont perdu une importante personnalité française, européenne et internationale d’une grande stature, avec le décès de l’ancien président français Jacques Chirac (...) ».

Dans le cadre de l’hommage national à l’ancien président français Jacques Chirac, décédé jeudi, l’ambassade de France au Liban a souhaité ouvrir des registres de condoléances à la Résidence des Pins, lundi 30 septembre, de 9h à 18h. Dans un communiqué, l’ambassade a précisé que les « personnes souhaitant signer ces registres et témoigner leur respect sont les bienvenues, sur présentation d’une pièce d’identité ». L’hippodrome de Beyrouth, adjacent à la Résidence, sera ouvert pour le stationnement des véhicules. Par ailleurs, le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a envoyé une lettre au président français, Emmanuel Macron, pour lui présenter ses condoléances, affirmant que Jacques Chirac était « plus libanais que de nombreux Libanais et plus ami que de...
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