L'entrée du siège du Conseil constitutionnel, à Beyrouth. Photo Ani
Le Conseil constitutionnel libanais a rejeté mercredi le recours en invalidation de l'élection de Dima Jamali à l'un des sièges sunnites de Tripoli, qui avait été présenté en mai par le candidat malheureux à la partielle dans la grande ville du Liban-Nord, Yehia Maouloud.
Le recours comportait 11 raisons pour lesquelles le plaignant affirmait que cette élection avait été entachée d'irrégularités, notamment "l'aveu de Mme Jamali d'avoir versé des pots-de-vin pour acheter des voix, lors d'une émission télévisée sur la chaîne OTV, l'interférence des autorités officielles en faveur de sa campagne, ainsi que le non-respect du plafond des dépenses électorales et le trafic des urnes".
Lors de l'élection partielle de Tripoli, organisée après l'invalidation de l'élection de Mme Jamali à l'issue des élections de mai 2018, cette dernière, membre du Courant du Futur du Premier ministre Saad Hariri, avait obtenu 57% des voix, loin devant M. Maouloud. Le candidat de la société civile n'avait mobilisé que 12,5% des inscrits sur les listes électorales.
Dima Jamali n'a pas tardé à se féliciter du verdict, mercredi. "Le Conseil constitutionnel a cru en la confiance des habitants de Tripoli. Le droit l'a emporté. Merci à mes partisans à Tripoli. Merci au Conseil constitutionnel", a-t-elle écrit sur Twitter.
Le bureau de presse de la députée a pour sa part annoncé que celle-ci tiendra demain à 11h30 une conférence de presse pour se prononcer sur cette question.


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