Sur les réseaux sociaux, la photo de la terre fraîchement remuée à l’endroit où le corps d’un enfant syrien de quatre ans avait été exhumé vendredi, dans le cimetière du village de Assoun, à Denniyé, avait bouleversé les internautes qui la relayaient avec des commentaires dénonçant un racisme sans nom.
Hier, le caïmacam de Denniyé, Roula Bayeh, a réuni les élus de Assoun pour discuter de cette affaire. Dans un communiqué, les élus ont dénoncé un acte « inacceptable », en précisant que la décision d’exhumer le corps et d’interdire aux Syriens d’enterrer leurs morts dans le cimetière du village avait été prise « à titre individuel par le dénommé Mohammed Youssef, en charge du cimetière, sans consultation préalable avec la municipalité ou le cheikh de la localité ».
Youssef a été arrêté lundi et fera l’objet de poursuites, selon les personnes réunies qui précisent que la clé du cimetière a été confiée à Abdel Karim Ghanem, en charge de la mosquée du village.
Les parents de l’enfant et des cheikhs syriens ont été conviés à la réunion au cours de laquelle les élus ont assuré que les réfugiés syriens qui sont installés dans le village peuvent enterrer leurs morts dans le cimetière de Assoun.

