En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le président Michel Aoun a eu deux entretiens hier, le premier avec le roi Abdallah II de Jordanie et le second avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, en présence du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil.
Avec le souverain hachémite, les discussions ont porté sur les relations bilatérales et le dossier des réfugiés syriens. Le roi Abdallah s’est ainsi dit disposé à fournir de l’électricité au Liban, si la question de l’acheminement de courant depuis la Jordanie peut être réglée. Concernant le dossier des réfugiés syriens, les deux hommes étaient d’accord sur la nécessité d’une solution politique en Syrie, favorable selon eux à un retour des réfugiés dans leur pays. Le roi Abdallah a assuré son interlocuteur sur le fait qu’il poursuit ses contacts afin de régler cette question, la Jordanie, à l’instar du Liban, étant devenue une terre de refuge pour des centaines de milliers de Syriens. Il a affirmé qu’il compte l’aborder durant sa prochaine réunion avec le président russe Vladimir Poutine à Sotchi.
Selon des sources diplomatiques rapportées par notre correspondante Hoda Chedid, le monarque jordanien a aussi indiqué qu’il souhaitait que le futur gouvernement israélien ne soit pas dirigé par Benjamin Netanyahu.
À l’heure d’aller sous presse, on devait apprendre que Michel Aoun était en réunion avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
La veille, M. Aoun s’était entretenu avec son homologue français Emmanuel Macron, qui a réaffirmé le soutien de la France au Liban, ajoutant qu’il se rendra au pays du Cèdre dans le courant de 2020, à l’occasion du centenaire de la proclamation du Grand Liban. Selon des sources de la délégation libanaise à New York, citées par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), les discussions se sont concentrées sur la nécessité de mettre en œuvre les recommandations de la conférence de Paris d’avril 2018 (CEDRE). Dans ce contexte, le président français a discuté avec son homologue libanais de son entretien, vendredi dernier, avec le Premier ministre Saad Hariri, au cours duquel ont été évoquées les réformes structurelles que le Liban devra mettre en place dans les mois qui viennent. Sur ce plan, Michel Aoun a insisté sur l’importance de ces réformes, rappelant que leur adoption est l’une des priorités de son mandat.
Toujours selon ces sources, les présidents Aoun et Macron ont évoqué le dossier des réfugiés syriens installés au Liban et les obstacles empêchant leur retour dans leur pays.

