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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Trump rattrapé par une procédure de destitution, selon les médias US

Le président américain Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden. Photo d’archives/AFP

À l’heure de mettre sous presse, des médias américains annonçaient que la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi allait annoncer l’ouverture d’une enquête formant la première étape d’une procédure de destitution visant Donald Trump. Nancy Pelosi a indiqué qu’elle ferait une déclaration à 17h00 (minuit heure libanaise). Citant des sources proches de la puissante responsable démocrate, le Washington Post, le New York Times et la chaîne NBC affirmaient que Mme Pelosi allait initier cette procédure potentiellement explosive concernant une conversation controversée de M. Trump avec le président ukrainien.

Combatif et visiblement indigné, le président américain avait pris le temps, avant son grand discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, de nier encore une fois avoir fait pression sur l’Ukraine afin de tenter de nuire à son rival démocrate Joe Biden. Jugeant « ridicules » les discussions sur une procédure de destitution à son encontre, Donald Trump a accusé les démocrates d’agiter ce spectre par pur calcul politique. « Ils ne savent pas comment m’arrêter » avant l’élection présidentielle de 2020, a-t-il tempêté.

Quelques minutes avant l’appel supposé de Joe Biden au lancement d’une procédure de destitution si le président ne coopérait pas, notamment sur l’affaire ukrainienne, Donald Trump avait annoncé avoir autorisé la publication de sa conversation avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Je suis actuellement aux Nations unies où je représente notre pays, mais j’ai autorisé la publication demain (aujourd’hui) de la transcription complète (...) de ma conversation téléphonique avec le président ukrainien », a-t-il tweeté. « Vous verrez qu’il s’agissait d’un appel amical et en tous points convenable », a-t-il poursuivi. « Aucune pression et, contrairement à Joe Biden et son fils, aucune contrepartie ! » « Tout cela n’est rien de plus que la suite de la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire », a-t-il conclu.

Le président américain est soupçonné d’avoir fait pression sur l’Ukraine pour tenter de nuire à l’ancien vice-président démocrate Joe Biden qui pourrait être son adversaire à la présidentielle 2020. Le fils de ce dernier, Hunter, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014.

Plus de 150 élus pro-destitution

Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a freiné pendant de longs mois l’aile progressiste de son parti, qui appelait déjà à ouvrir cette procédure après plusieurs autres affaires. La Chambre, à majorité démocrate, serait chargée d’ouvrir cette procédure de mise en accusation. Puis le Sénat, contrôlé par les républicains qui restent en majorité fidèles à M. Trump, serait chargé du « procès ». Fine stratège, Nancy Pelosi arguait que déclencher cette procédure, très impopulaire dans les sondages, alors que Donald Trump serait certainement acquitté par un Sénat républicain pourrait coûter aux démocrates les élections en novembre 2020.

Au grand dam des progressistes, Mme Pelosi, 79 ans, s’est donc longtemps dressée en pare-feu pour protéger les démocrates modérés de la Chambre, qui ont remporté leurs sièges dans des circonscriptions plus conservatrices et craignaient de ne pas survivre lors des prochaines élections. Mais l’affaire ukrainienne a fait céder plusieurs digues. D’une part, les élus les plus à gauche ne se gênent plus pour interpeller directement leurs leaders, à l’image de la benjamine du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez qui est allée ce week-end jusqu’à affirmer que « le plus grand scandale national n’est pas le comportement du président qui viole la loi – c’est le refus du Parti démocrate de le destituer pour cela ».

De l’autre, plusieurs modérés ont ces derniers jours annoncé qu’ils étaient désormais ouverts à une procédure de destitution, à condition que les allégations soient prouvées. Au total, plus de 150 élus sur les 235 démocrates siégeant à la chambre basse (435 parlementaires au total) étaient désormais favorables à initier une procédure de destitution. Chez les candidats à la primaire démocrate, les plus progressistes, Elizabeth Warren en tête mais aussi Bernie Sanders ou Kamala Harris, tous sénateurs, appellent depuis déjà plusieurs mois à lancer une procédure de destitution.

Au cœur de toute l’affaire : une conversation téléphonique organisée cet été entre les dirigeants ukrainien et américain. Un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignements américains, a fait peu après un signalement à sa hiérarchie pour sonner l’alarme sur cet appel. On ignore ce qui l’a alerté, mais les démocrates soupçonnent M. Trump d’avoir tenté de pousser M. Zelensky à enquêter sur la famille Biden, en utilisant notamment une aide militaire comme levier de pression. Si M. Trump a admis publiquement avoir mentionné Joe Biden et son fils Hunter lors de cette conversation, il dément fermement toute pression.

Source : AFP


À l’heure de mettre sous presse, des médias américains annonçaient que la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi allait annoncer l’ouverture d’une enquête formant la première étape d’une procédure de destitution visant Donald Trump. Nancy Pelosi a indiqué qu’elle ferait une déclaration à 17h00 (minuit heure libanaise). Citant des sources proches de la puissante responsable démocrate, le Washington Post, le New York Times et la chaîne NBC affirmaient que Mme Pelosi allait initier cette procédure potentiellement explosive concernant une conversation controversée de M. Trump avec le président ukrainien.Combatif et visiblement indigné, le président américain avait pris le temps, avant son grand discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, de nier encore une fois avoir fait...
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