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Moyen Orient et Monde - Sommet

À l’ONU, Trump menace d’augmenter encore la pression sur l’Iran

Le chef de la Maison-Blanche exprime un soutien appuyé au président égyptien Sissi.

Donald Trump à la tribune de l’ONU, hier. Reuters/Lucas Jackson

Le président américain Donald Trump a menacé hier à l’ONU d’augmenter encore la pression sur l’Iran, au moment où les pays européens multiplient les initiatives pour tenter de faire baisser la tension. Dans un discours lu sur un ton extraordinairement monocorde, sans enthousiasme ni moments forts, le locataire de la Maison-Blanche, visiblement fatigué, a multiplié les mises en garde à Téhéran. « Tant que l’attitude menaçante de l’Iran continuera, les sanctions ne seront pas levées, elles seront durcies », a lancé M. Trump devant les représentants des 193 membres des Nations unies réunis pour leur Assemblée générale annuelle. « Tous les pays ont le devoir d’agir. Aucun gouvernement responsable ne devrait subventionner la soif de sang de l’Iran », a-t-il poursuivi, sans cependant mettre en avant de nouvelles propositions et reprenant largement la tonalité de ses discours des deux années précédentes. « Les États-Unis ne cherchent le conflit avec aucun pays. Nous voulons la paix, la coopération et une relation productive avec tout le monde, a encore dit M. Trump. Mais je défendrai toujours les intérêts de l’Amérique. »

Macron et Merkel à la manœuvre

Les diplomates de la terre entière réunis à New York pour la grand-messe annuelle de l’ONU spéculent depuis plusieurs jours sur une rencontre entre M. Trump et son homologue iranien Hassan Rohani, qui s’exprimera lui aujourd’hui à la tribune. Un tel face-à-face historique pourrait, espèrent ses partisans, atténuer les tensions encore accrues depuis les attaques du 14 septembre contre deux installations pétrolières saoudiennes, attribuées par les Occidentaux à la République islamique.

En marge de la longue série de discours des dirigeants de la planète, d’intenses tractations se poursuivent. Le président français Emmanuel Macron, en première ligne sur le dossier iranien, devait revoir Donald Trump hier soir après avoir rencontré Hassan Rohani lundi. « J’ai eu une longue discussion d’une heure trente avec le président Rohani, qui je pense a permis d’esquisser des voies de passage. Elles sont très ténues », a-t-il dit hier matin. « J’espère qu’on arrivera à avancer dans les prochaines heures », a-t-il ajouté. La chancelière allemande Angela Merkel devait, elle aussi, de son côté rencontrer séparément MM. Trump et Rohani hier, tout comme le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui a lui aussi tenté une médiation par le passé.

Mais la tension reste palpable. Hier matin, l’Iran a rejeté le « réquisitoire irresponsable » de Berlin, Londres et Paris, qui ont accusé la veille Téhéran d’être responsable des attaques en Arabie saoudite.

Mise en garde sur Hong Kong

Comme l’an dernier, le président américain a défendu sa vision du monde : « L’avenir n’appartient pas aux mondialistes. L’avenir appartient aux patriotes », a lancé le milliardaire républicain qui court toujours après une percée diplomatique de taille qui viendrait valider sa « méthode ». Une ombre planait sur son discours : la menace d’une procédure de destitution agitée par l’opposition démocrate après les révélations sur les pressions qu’il aurait exercées sur l’Ukraine pour nuire à son potentiel rival démocrate Joe Biden.

Le 45e président des États-Unis s’est, par ailleurs, montré particulièrement ferme sur la Chine. « Pendant des années, les abus de Pékin dans le commerce international ont été tolérés, ignorés, voire encouragés, a-t-il dénoncé. En ce qui concerne l’Amérique, ces temps sont révolus. » Il a aussi assuré regarder « de très près » la manière dont la Chine gère la crise à Hong Kong. « Le monde s’attend fermement à ce que le gouvernement chinois respecte son traité contraignant et protège la liberté et le mode de vie démocratique » de l’ex-territoire britannique.Autre dossier sur lequel il était attendu : le Venezuela. Depuis que les États-Unis, suivis par une cinquantaine de pays, ont reconnu en début d’année l’opposant Juan Guaido comme président par intérim, la situation a peu évolué. « Nous surveillons la situation de très près », a-t-il lancé.

Donald Trump a aussi parlé à sa base électorale, à quelque 400 jours du prochain scrutin présidentiel. Il a en particulier mis l’accent sur la bonne santé de l’économie américaine et vanté la fermeté aux frontières.

Enfin, le président américain a exprimé lundi soir, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, un soutien appuyé à son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui fait face à des manifestations dans son pays, affirmant que les États-Unis et l’Égypte entretenaient de bonnes relations à long terme. « Tout le monde a des manifestations… Non, je ne m’inquiète pas pour elles. L’Égypte a un grand dirigeant », a dit M.Trump à M. Sissi.

Source : AFP

Le président américain Donald Trump a menacé hier à l’ONU d’augmenter encore la pression sur l’Iran, au moment où les pays européens multiplient les initiatives pour tenter de faire baisser la tension. Dans un discours lu sur un ton extraordinairement monocorde, sans enthousiasme ni moments forts, le locataire de la Maison-Blanche, visiblement fatigué, a multiplié les mises en garde à Téhéran. « Tant que l’attitude menaçante de l’Iran continuera, les sanctions ne seront pas levées, elles seront durcies », a lancé M. Trump devant les représentants des 193 membres des Nations unies réunis pour leur Assemblée générale annuelle. « Tous les pays ont le devoir d’agir. Aucun gouvernement responsable ne devrait subventionner la soif de sang de l’Iran », a-t-il poursuivi, sans cependant...
commentaires (1)

Le chef de la Maison-Blanche exprime un soutien appuyé au président égyptien Sissi. Sanctionner une "dictature" pour en appuyer une autre . Do you understand that ???

FRIK-A-FRAK

18 h 21, le 26 septembre 2019

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Commentaires (1)

  • Le chef de la Maison-Blanche exprime un soutien appuyé au président égyptien Sissi. Sanctionner une "dictature" pour en appuyer une autre . Do you understand that ???

    FRIK-A-FRAK

    18 h 21, le 26 septembre 2019

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