Thomas Cook doit trouver plus de 200 millions de livres de financements supplémentaires pour éviter l’effondrement. Suzanne Plunkett/Reuters
Le temps presse pour le voyagiste britannique Thomas Cook qui jouait ses dernières cartes, hier avant un conseil d’administration décisif en début de soirée, pour tenter d’échapper à une retentissante faillite et éviter une opération de rapatriement de 600 000 touristes.
Le pionnier des tour-opérateurs, en grande difficulté, doit trouver 200 millions de livres (249 millions de dollars) de financements supplémentaires pour éviter l’effondrement.
Selon une source proche du dossier, lors d’une réunion de crise dans un cabinet juridique à Londres, étaient présents le chinois Fosun, qui avait prévu de reprendre les activités de tour-opérateur de Thomas Cook, et les créanciers du voyagiste, notamment RBS, Barclays et Lloyds.
Le groupe devait réunir ensuite son conseil d’administration. « Nous saurons (...) si un accord est trouvé » et si Thomas Cook va survivre, a souligné cette même source, précisant que le voyagiste tentait aussi sa chance auprès du gouvernement pour injecter les fonds manquants. Des discussions se sont déjà tenues samedi.
Interrogé par Sky News sur une possible intervention gouvernementale, le secrétaire d’État à la Sécurité Brandon Lewis a jugé « inapproprié pour un secrétaire d’État de commenter la situation financière d’une entreprise privée ». Évoquant des « discussions au cours de la journée », il a toutefois dit « espérer qu’elles aboutissent à une conclusion positive ».
Source : AFP

