La rue Weygand au centre-ville de Beyrouth. Jamal Saidi/Reuters
Les 16 plus grandes banques du pays, dont les dépôts dépassent 2 milliards de dollars selon la classification de Bankdata Financial Services, ont opéré durant le premier semestre 2019 dans des conditions d’opération de plus en plus difficiles.
Les actifs cumulés de ces 16 établissements ont atteint 263,9 milliards de dollars vers fin juin, en hausse de 1,6 % au premier semestre. Cette augmentation est due en partie aux opérations d’ingénierie financière de la BDL. Bankdata précise que si les actifs des banques opérant au Liban ont progressé de 2,2 % sur cette période, ceux de leurs filiales à l’étranger ont reculé de 1,8 %, principalement en raison de l’impact sur leur bilan de la dépréciation de devises « sur certains marchés régionaux ».
Bien que le nombre de succursales des banques alpha soit resté constant durant cette période, le nombre d’employés a baissé de 405 personnes (304 au Liban et 101 à l’étranger).
Les dépôts en dollars ont baissé de 0,4 %, alors que ceux en livres libanaises ont diminué de 3,2 %. Les crédits octroyés en livres libanaises se sont réduits de 10,6 %, accélérant ainsi la dollarisation des prêts.
Les dépôts cumulés ont baissé de 0,8 % sur la période (-1,3 % au niveau local et +2,4 % à l’étranger). Les prêts octroyés ont, quant à eux, reculé de 6,3 % (-7,5 % ; et -2,5 %), une tendance liée à la stratégie de « derisking » des banques, explique Bankdata qui relève une amélioration dans leur position de liquidités primaires (59,9 % à fin juin, contre 51,2 % un an plus tôt). Les profits cumulés des 16 plus grandes banques se sont, eux, élevés à un milliard de dollars contre 1,697 milliard de dollars l’année dernière (pour les 15 premiers établissements seulement, la Lebanese Swiss Bank n’ayant intégré que récemment le club des banques alpha).
Enfin, le rendement moyen sur actifs des établissements est passé de 0,90 % à 0,77 % en un an, contre un glissement de 11,04 % à 10,01 % pour le rendement moyen sur fonds propres.

