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Cuba dénonce l'"expulsion injustifiée" par Washington de deux de ses diplomates

AFP
20/09/2019

Le gouvernement cubain a dénoncé jeudi comme "injustifiée" l'expulsion de deux de ses diplomates auprès de l'ONU, accusés par les Etats-Unis "d'activités qui portent atteinte à la sécurité nationale américaine".

"Je rejette catégoriquement l'expulsion injustifiée de deux fonctionnaires de la Mission permanente de Cuba auprès de l'ONU et le durcissement des restrictions de déplacements pour les diplomates et leurs familles", a tweeté le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.

"C'est une vulgaire calomnie de les accuser d'avoir commis des actes incompatibles avec leur statut diplomatique", a ajouté le ministre.

Les Etats-unis ont annoncé jeudi l'expulsion de ces diplomates, dont "la demande de départ imminent" a été "notifiée" au ministère cubain des Affaires étrangères.

La mission de Cuba auprès de l'ONU, compte 16 fonctionnaires, et l'expulsion de deux d'entre eux survient à quelques semaines de la 74e Assemblée générale des Nations unies, très importante pour Cuba quiny présente chaque année une motion dénonçant l'embargo américain en vigueur depuis 1962.

La porte-parole du département d'Etat américain Morgan Ortagus a accusé les deux diplomates d'avoir "abusé" de leur résidence aux Etats-Unis pour "tenter de mener des opérations de déstabilisation".

En outre, "les déplacements à l'intérieur des Etats-Unis de tous les membres de la mission permanente de Cuba auprès des Nations unies seront dorénavant limités essentiellement à l'île de Manhattan", la partie de New York où se trouve le siège de l'organisation mondiale, a-t-elle prévenu.

Le gouvernement de Donald Trump a tourné le dos à la politique de rapprochement avec Cuba entreprise par son prédécesseur Barack Obama. Et le ton est encore monté d'un cran depuis que Washington tente par tous les moyens, depuis le début de l'année, de chasser du pouvoir au Venezuela le président socialiste Nicolas Maduro, allié de La Havane.

Le siège des Nations unies étant à New York, les Etats-Unis ont en principe l'obligation d'accorder des visas aux Etats qui en font la demande pour permettre à leurs responsables d'assister à des réunions ou même de représenter leur pays de manière permanente.

Mais les autorités américaines se servent parfois de leur marge de manoeuvre en la matière comme d'une sanction diplomatique à l'égard de certains régimes.

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif n'a ainsi bénéficié en juillet que d'un visa d'entrée assorti de strictes limites sur sa capacité à se déplacer, alors qu'il devait participer à une réunion de l'ONU sur le développement durable. Il n'avait eu le droit de se déplacer que dans un périmètre restreint autour du siège de l'organisation internationale, dans l'est de Manhattan.

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