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Liban - Nations unies

Guterres lance un plan d’action pour la sauvegarde des sites religieux

New U.S. Ambassador to the United Nations Kelly Craft shakes hands with U.N. Secretary General Antonio Guterres after presenting her credentials at U.N. headquarters in New York, U.S. September 12, 2019. REUTERS/Mike Segar

Dans un « nouvel effort important pour lutter contre la haine et la violence dans le monde », le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a présenté jeudi devant les États membres des Nations unies un « plan d’action pour la sauvegarde des sites religieux » avec des recommandations concrètes pour aider à garantir la sécurité de ces sites. Dans ce cadre, un effort va être porté sur l’éducation, à l’image de l’initiative initiée au Liban, portée par le président Michel Aoun, d’établir une Académie pour les rencontres humaines et le dialogue. « Notre monde fait face à une montée en puissance de l’antisémitisme, de la haine antimusulmane, des attaques contre les chrétiens et de l’intolérance envers d’autres groupes religieux. Rien que ces derniers mois, des juifs ont été assassinés dans des synagogues, des musulmans abattus dans des mosquées, des chrétiens tués lors de la prière. Je condamne ces attaques avec la plus grande fermeté », a déclaré M. Guterres.

À la demande du secrétaire général de l’ONU, l’élaboration de ce plan d’action a été développée par le haut représentant de l’Alliance des civilisation des Nations unies (UNAOC), Miguel Moratinos, à la suite du massacre dans des mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, en mars dernier, pour que tout le système onusien s’engage pleinement en faveur de la protection des sites religieux. « Les sites sont des symboles puissants de notre conscience collective. Lorsque des personnes sont attaquées en raison de leur religion ou de leurs convictions, toute la société est amoindrie. Les lieux de culte du monde entier doivent constituer un havre de paix propice à la réflexion et à la paix et non des sites d’effusion de sang et de terreur. Tout le monde doit pouvoir observer et pratiquer la foi en paix », a martelé António Guterres.

Recommandations concrètes

Préparé par Miguel Moratinos et son équipe, ce plan est « le résultat d’un vaste processus de communication avec toutes les principales parties prenantes, y compris les entités des Nations unies, les gouvernements, les organisations religieuses, les chefs religieux, les communautés locales, les médias traditionnels et sociaux, et des entreprises du secteur privé. Le plan d’action tient également compte de l’importance d’une approche globale de la sauvegarde des sites religieux dans laquelle tous les acteurs concernés ont un rôle à jouer », a indiqué, de son côté, Miguel Moratinos.

Ancré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, le plan repose sur sept principes directeurs. Il recommande ainsi à l’ONU de développer une campagne de communication mondiale pour favoriser le respect et la compréhension mutuelle et de développer une cartographie des sites religieux à travers le monde, permettant d’avoir un outil interactif en ligne pour saisir l’universalité des sites religieux et contribuer à favoriser le respect et la compréhension de leur profonde signification pour les individus et les communautés sur tous les continents. Cet effort vient compléter la stratégie et le plan d’action, lancés en juin dernier, pour lutter contre les discours de haine. « Pris ensemble, les deux plans fournissent de nouveaux outils importants qui se renforcent mutuellement pour lutter contre l’intolérance et pour la coexistence pacifique », a souligné M. Guterres.

De son côté, M. Moratinos a estimé que « le succès du plan dépendra de sa mise en œuvre et de l’engagement soutenu de toutes les parties prenantes, et en particulier des États membres, à travailler activement à la sauvegarde des sites religieux, en collaboration avec les acteurs concernés. Le plan d’action sera complété par le programme mondial sur la protection des cibles vulnérables, y compris la protection des sites religieux contre les menaces terroristes, élaboré par le Bureau de la lutte contre le terrorisme des Nations unies en consultation avec les entités onusiennes concernées ». Des actions préventives vont aussi être entreprises contre l’intolérance religieuse. Les chefs religieux seront mis à contribution pour développer des stratégies qui ne soient pas limitées à la réponse à d’éventuelles attaques et participer à un texte commun lors de la Journée internationale pour les victimes d’actes liés à leurs croyances (22 août).

Dans un « nouvel effort important pour lutter contre la haine et la violence dans le monde », le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a présenté jeudi devant les États membres des Nations unies un « plan d’action pour la sauvegarde des sites religieux » avec des recommandations concrètes pour aider à garantir la sécurité de ces sites. Dans ce...
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DES PAROLES ET DES VOEUX DE L,ONU QUE LES ACTES DES INTERESSES SUR LES LIEUX CONTREDISENT.

LA LIBRE EXPRESSION

21 h 25, le 14 septembre 2019

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Commentaires (2)

  • DES PAROLES ET DES VOEUX DE L,ONU QUE LES ACTES DES INTERESSES SUR LES LIEUX CONTREDISENT.

    LA LIBRE EXPRESSION

    21 h 25, le 14 septembre 2019

  • Parmi les sites religieux au Liban, le plus sacré est, sans conteste, la Qadicha, la Vallée Sainte. Or, celle-ci continue à être profanée. Les w-ends d'été. Des autocars par dizaines y déversent des flots de touristes braillards, incapables de faire la différence entre un couvent et un luna parc. Des centaines de voitures circulent sur la piste menant à Qannoubine. Restaurants et pique-niqueurs y font retentir une musique assourdissante. Contact avec la nature, silence propice à la méditation? Las! Une seule chose importe: les bénéfices des restaurants! Depuis quelques mois, une série de poubelles a été mise en place tout le long de la route, et une sensible amélioration de la propreté y a été remarquée. Mais dès qu'on s'en écarte un peu, on retrouve bouteilles, assiettes et sacs en plastique. Les gardes de la Vallée et les gendarmes ne prennent pas la peine de patrouiller pour veiller au respect de l'environnement. La chasse, pourtant interdite a repris ces derniers jours, à moins de 500 m du poste où gardes et gendarmes sans doute souffrent de surdité. Il y a quelques mois, une route a commencé à être percée de Hadchit vers la Vallée. Une horrible saignée blanche défigure la falaise. La DGA a pu faire stopper les travaux, mais il faut plus. Les criminels responsables doivent être condamnés et payer de leurs deniers la réhabilitation des lieux. Etc... LA QADICHA EST LA VALLEE SAINTE ET CE QUI EST SAINT NE DOIT PAS ETRE PROFANE!

    Yves Prevost

    08 h 14, le 14 septembre 2019

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