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Économie - Union Européenne

La BCE sort le grand jeu mais attend une relance budgétaire des États

Sous pression comme rarement, la Banque centrale européenne a adopté hier une panoplie de mesures pour soutenir une conjoncture faiblissante en zone euro, tout en appelant les gouvernements de la région à prendre leurs responsabilités en augmentant les dépenses publiques. Baisse de taux, nouveaux rachats de dettes publiques et privées, système de taux dégressif et prêts géants pour soulager les banques : l’institut a dégainé en une fois l’arsenal anticrise espéré tout l’été par les marchés financiers.

L’institut basé à Francfort a abaissé pour la première fois depuis mars 2016 son taux « de dépôt » (porté de -0,40 % à -0,50 %), afin d’inciter les banques à prêter aux entreprises et aux ménages plutôt qu’à laisser dormir leurs liquidités à la banque centrale. Autre signe de sa volonté de soutenir durablement l’économie, la BCE a laissé ses deux autres taux directeurs inchangés, dont le principal fixé à zéro, et assuré qu’elle n’envisageait plus de les remonter tant que l’inflation n’aurait pas « solidement convergé » vers son objectif de 2 %, une formule inédite. Enfin, la BCE a relancé son vaste programme de rachat d’actifs, baptisé « Assouplissement quantitatif » ou « QE », par lequel elle avait acquis 2 600 milliards d’euros (soit 2 900 milliards de dollars) d’obligations publiques et privées entre mars 2015 et décembre 2018 en zone euro.

Par ailleurs, la BCE a adopté un système de taux par paliers pour alléger la charge d’intérêt pesant sur les banques, et a modifié les conditions des prêts géants accordés aux établissements financiers à partir du 19 septembre pour les rendre plus favorables.

Sous pression comme rarement, la Banque centrale européenne a adopté hier une panoplie de mesures pour soutenir une conjoncture faiblissante en zone euro, tout en appelant les gouvernements de la région à prendre leurs responsabilités en augmentant les dépenses publiques. Baisse de taux, nouveaux rachats de dettes publiques et privées, système de taux dégressif et prêts géants pour soulager les banques : l’institut a dégainé en une fois l’arsenal anticrise espéré tout l’été par les marchés financiers.L’institut basé à Francfort a abaissé pour la première fois depuis mars 2016 son taux « de dépôt » (porté de -0,40 % à -0,50 %), afin d’inciter les banques à prêter aux entreprises et aux ménages plutôt qu’à laisser dormir leurs liquidités à la banque centrale. Autre...
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