L’équipe de France de rugby s’entraînant au parc Fuji Hokuroku dans la ville de Fujiyoshida, au Japon, dominée par l’ombre imposante du mont Fuji. Franck Fife/AFP
Le jour J approche : la Nouvelle-Zélande, double tenante de la Coupe du monde de rugby, affûte sereine et « très déterminée » ses armes au Japon à sept jours de son entrée en lice, face à l’Afrique du Sud, l’un de ses plus sérieux rivaux pour la couronne suprême avec l’Angleterre.
Néo-Zélandais et Sud-Africains n’ouvriront pas le bal, honneur réservé au pays organisateur de la 9e édition du Mondial, opposé à la Russie vendredi prochain au Tokyo Stadium. Mais le choc, le lendemain, entre deux des trois favoris à la coupe Webb-Ellis, qui cumulent 5 Coupes du monde à eux deux (3 pour les All Blacks, 2 pour les Springboks), offrira une pièce de choix d’entrée aux amateurs de rugby. Et pourrait, en plus de décider de la 1re place de la poule B, donner un ascendant psychologique au vainqueur en vue d’éventuelles retrouvailles en finale, dans le même Stade international de Yokohama.
Les deux équipes se sont quittées le 27 juillet dernier sur un score nul (16-16) à Wellington lors du Rugby Championship, remporté au final par les Sud-Africains. Ce qui a inspiré cette déclaration à l’entraîneur adjoint néo-zélandais, Ian Foster, mercredi : « Nous allons rencontrer une équipe d’Afrique du Sud très confiante, mais elle fera face à une équipe des All Blacks très déterminée. Nous savons que l’Afrique du Sud sera prête à 100 %, nous devons faire en sorte de l’être également. » Les Springboks sont en tout cas arrivés au Japon avant les All Blacks : dès le 1er septembre, puisqu’ils ont affronté, le 6 du mois, le Japon pour un dernier match de préparation. Résultat : une large victoire (41-7) dans une réédition de la rencontre du Mondial 2015 en Angleterre, remportée à la surprise générale par les Cherry Blossoms à Brighton.
Rencontrer d’emblée les Sud-Africains, une entrée en matière compliquée ? Au contraire, selon Ian Foster : « Nous adorons ce tirage car il nous met tout de suite dans le grand bain. Nous n’aurons pas d’excuses, il faudra directement mettre beaucoup d’intensité. » Voilà sans doute pourquoi les Néo-Zélandais se sont livrés, mercredi à Kashiwa, leur camp de base au nord-est de Tokyo, à une première séance d’entraînement soutenue, avancée tôt le matin pour éviter les fortes chaleurs (le thermomètre a grimpé jusqu’à 38 °C, avec un fort taux d’humidité).
L’épicentre du rugby
Si les All Blacks ont anticipé les fortes températures, ils n’ont rien pu faire contre les conséquences du typhon Faxai, qui a frappé la région de Tokyo dans la nuit de dimanche à lundi et les a fait arriver à Kashiwa, lundi, avec deux heures de retard. Des écoliers japonais, maillot à la Fougère argentée sur le dos, les ont accueillis avec un haka. Ils ont été mieux lotis que les Anglais. Arrivés lundi matin au Japon après avoir bouclé, trois jours plus tôt contre l’Italie (37-0), une préparation quasi parfaite lors de laquelle ils ont notamment étrillé l’Irlande (57-19), les hommes d’Eddie Jones ont dû patienter pendant cinq heures à l’aéroport international de Narita avant de pouvoir prendre leur vol vers l’île de Kyushu. Le XV de la Rose, qui vise un second titre mondial après celui de 2003, a établi ses premiers quartiers le long du Pacifique, à Miyazaki. Mais c’est tout au nord, à Sapporo, qu’il débutera la compétition, le 22 septembre, face aux Tonga.
Les Australiens, qui entreront aussi en lice à Sapporo (21 septembre face aux Fidji), ont été forcés, à cause du typhon Faxai, de décaler de 24 heures leur départ. Les vice-champions du monde en titre sont finalement arrivés mardi à Odawara, que devaient rallier hier les Gallois, leur plus sérieux adversaire dans la poule D. Également candidats au titre, les Irlandais (poule A) ont pour leur part posé le pied hier au Japon qui sera, dans une semaine, l’épicentre du rugby mondial jusqu’à début novembre.
Source : AFP

