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Culture

Le naturalisme de Zola

Quel est donc ce nouveau courant littéraire que Zola décide de fonder après avoir rejeté le romantisme qu’il juge « démodé comme un jargon que nous n’entendons plus » ? Alain Pagès, docteur ès lettres, explique que « le naturalisme est un mouvement littéraire qui se situe dans la continuité du réalisme d’un Balzac ou d’un Stendhal, tel qu’il est exprimé dans la première moitié du XIXe siècle. Zola s’est toujours voulu un héritier de ces deux grands romanciers qu’il admirait beaucoup. Le naturalisme reprend le projet réaliste en lui apportant un contenu scientifique plus fort. C’est la volonté de représenter la société en tenant compte du déterminisme des milieux et de l’histoire : la société, c’est-à-dire l’ensemble des couches sociales, sans exclure aucune classe sociale. C’est pourquoi on associe souvent le naturalisme à la représentation des milieux populaires ». Il note, toutefois, que l’œuvre de Zola a tout abordé en parcourant toutes les couches de la société sans se limiter à la représentation du peuple « même si L’Assommoir a pu faire sensation, en 1877, parce que c’était, comme le déclare la préface, le premier roman qui fasse vraiment sentir à ses lecteurs “l’odeur du peuple” ». Le naturalisme serait donc, selon Pagès, une « méthode », une façon de contrôler l’imaginaire par l’exercice d’une logique rationnelle et son originalité, tel que le conçoit Zola. « Il réside dans cela, précisément dans le contrôle de l’imagination par une raison organisatrice de la fiction. »


Quel est donc ce nouveau courant littéraire que Zola décide de fonder après avoir rejeté le romantisme qu’il juge « démodé comme un jargon que nous n’entendons plus » ? Alain Pagès, docteur ès lettres, explique que « le naturalisme est un mouvement littéraire qui se situe dans la continuité du réalisme d’un Balzac ou d’un Stendhal, tel qu’il est exprimé...

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