Le directeur du Bureau de l’Unesco pour l’éducation dans les pays arabes, Hamad ben Seif el-Hammami, remettant une plaque commémorative à la vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, Leila Solh Hamadé.
Le Bureau régional de l’Unesco pour l’éducation dans les pays arabes, basé à Beyrouth, a organisé, en partenariat avec la commission nationale de l’Unesco et l’Agence universitaire de la francophonie au Liban, un colloque sur le thème : « La culture du dialogue et de la tolérance parmi les jeunes ; le rôle des institutions religieuses, médiatiques et universitaires », en présence d’un grand nombre d’étudiants universitaires et de personnalités académiques, religieuses et médiatiques.
Le colloque a été organisé dans la salle de conférences du Bureau régional de l’Unesco à Bir Hassan, aménagée et équipée par la Fondation al-Walid ben Talal.
Après le discours du directeur de ce bureau, Hamad ben Seif el-Hammami, qui a souligné l’engagement de cette organisation des Nations unies en faveur de la promotion de la culture du dialogue et de la paix, à travers ses programmes, Mme Leila Solh Hamadé, vice-présidente de la Fondation al-Walid Ben Talal, a prononcé un discours dans lequel elle a plaidé en faveur du développement de la tolérance chez les jeunes. Mme Solh a cité dans ce cadre des passages du Coran et de l’Évangile prônant l’amour du prochain et le respect des croyances de l’autre, avant de dénoncer des interprétations étriquées des textes religieux qui ont favorisé, selon elle, l’émergence de l’extrémisme. « Les programmes pédagogiques appliqués dans certaines facultés de théologie dans le monde arabe ont eu un impact certain sur le façonnage d’une pensée extrémiste qui rejette l’autre, a-t-elle déploré. La promotion du discours de haine que nous constatons sur certaines chaînes religieuses satellitaires naissantes ainsi que sur les réseaux sociaux n’est en fait que l’expression de l’échec de l’État central à élaborer un système viable pour établir des plans de développement et d’enseignement, susceptibles d’assurer des opportunités de travail (aux jeunes) et une répartition des richesses », a-t-elle poursuivi.
Dans le même ordre d’idées, Mme Solh Hamadé a stigmatisé « une interaction entre le politique et le religieux qui a fini par assujettir le politique ». « Au Liban, a-t-elle constaté, la religion divise, l’université est politisée, les médias font de la provocation et l’État, censé préserver la coexistence, est devenu vindicatif. Comment, dans ce contexte, est-il possible de favoriser la tolérance ? » s’est-elle interrogée.


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