Le chef de l'OTAN, Jens Stoltenberg (à droite sur la photo), serrant la main du le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, le 3 septembre 2019 à Bruxelles. Photo tirée du compte Twitter de M. Stoltenberg.
L'OTAN "soutient pleinement" les efforts de négociation des Etats-Unis en vue d'un accord de paix avec les talibans en Afghanistan, a déclaré mardi à Bruxelles le chef de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg, à l'issue d'un entretien avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.
"Bonne discussion avec @SecPompeo sur les questions de sécurité. L'OTAN soutient pleinement les efforts pour aboutir à la paix en Afghanistan. Je condamne les horribles attaques récentes. L'OTAN reste engagée dans son soutien aux forces afghanes", a tweeté Jens Stoltenberg.
Great discussion with @SecPompeo on current security issues. #NATO fully supports efforts to achieve peace in #Afghanistan. I condemn recent horrific attacks & NATO remains committed to supporting Afghan forces. pic.twitter.com/8Adf6vw4xd
— Jens Stoltenberg (@jensstoltenberg) September 3, 2019
Au moins 16 civils ont péri dans un attentat revendiqué par les talibans qui a secoué Kaboul tard lundi durant une visite de l'émissaire américain Zalmay Khalilzad. La déflagration s'est produite près d'un vaste complexe abritant des agences d'aide et des organisations internationales, au moment où Washington s'efforce de mettre la dernière main à un accord de paix avec les insurgés.
Selon M. Khalilzad, le projet d'accord de paix pour tenter de mettre fin à 18 ans de guerre dans ce pays prévoit un retrait américain de cinq bases militaires d'ici 135 jours si les talibans tiennent leurs engagements. Les Etats-Unis se sont engagés à consulter leurs alliés de l'OTAN sur le retrait de leurs forces déployées en Afghanistan. L'Alliance a mis fin à ses opérations de combat dans ce pays en 2014. Quelque 16.000 hommes, dont environ 8.000 soldats américains, restent cependant déployés dans le cadre de la mission de l'OTAN Resolute Support, chargée d'aider les forces armées afghanes à assurer la sécurité dans le pays.
Au cours de cette visite de deux jours à Bruxelles, Mike Pompeo doit aussi rencontrer les nouveaux responsables de l'UE. Après la présidente élue de la Commission européenne, l'ex-ministre de la Défense allemande Ursula von der Leyen lundi soir, il a rencontré mardi matin le nouveau président du Conseil européen, le Belge Charles Michel, et le président du Parlement européen l'Italien David Sassoli. L'Américain doit aussi échanger dans l'après-midi avec le nouveau chef de la diplomatie européenne, l'Espagnol Josep Borrell.
Dans un tweet avant son départ des Etats-Unis, Mike Pompeo a indiqué qu'il rencontrerait les responsables de l'OTAN et de l'UE "pour parler de la coopération transatlantique sur les questions de sécurité et d'économie".
Les relations entre l'UE et Washington depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir en janvier 2017 ont été marquées par de fortes tensions, en particulier sur le dossier iranien, le commerce ou la lutte contre le changement climatique.


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