La détention préventive prolongée de 42 personnes arrêtées ces derniers mois lors du mouvement de contestation en cours en Algérie, est « aussi injuste qu’illégale », a dénoncé hier une association qui réclame leur « libération immédiate ». L’instruction les concernant « s’étire volontairement dans le temps », a dénoncé dans un communiqué le Comité national de libération des détenus (CNLD). Ce collectif, qui regroupe familles, avocats, journalistes et militants des droits humains, a été créé le 26 août pour obtenir la libération des « détenus politiques et d’opinion ».
Il a estimé que ces détentions « illégales » visaient à « faire des détenus une monnaie d’échange ou un moyen de chantage pour la concrétisation de la feuille de route » du pouvoir algérien qui souhaite que la contestation accepte la tenue d’une élection présidentielle. Mais pour le CNLD, cette feuille de route du pouvoir est destinée à « régénérer le système » politique contesté par la rue.

