Le Parti socialiste progressiste et les Forces libanaises ont célébré hier ensemble l’anniversaire de la réconciliation de la Montagne d’août 2001 à Chartoun (caza de Aley), en présence notamment du ministre de l’Éducation Akram Chehayeb, du député FL de la région Anis Nassar et de l’ancien député de Batroun Antoine Zahra (FL).
Dans son allocution, M. Nassar a estimé que la guerre de la Montagne (1983) avait été « une erreur monumentale ». « Aujourd’hui, c’est la rencontre entre la Montagne de Meerab et de Samir Geagea, celle de Moukhtara et de Walid Joumblatt et celle du patriarche Nasrallah Sfeir », a-t-il indiqué, évoquant la place centrale du Mont-Liban dans l’édification du Grand Liban.
De son côté, l’ancien député Zahra a souligné qu’il représentait Batroun (dont est également originaire le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil), « le Batroun du patriarche du Grand Liban Élias Hoyek ». « De quel État parlons-nous et de quelle justice, alors que les ingérences se multiplient au sein des tribunaux et que des juges sont nommés par des parties politiques ? » s’est-il interrogé.
Quant à Akram Chehayeb, il a rendu un vibrant hommage au patriarche Sfeir, « un grand de mon pays », évoquant l’appel des évêques maronites de septembre 2000 qui « a initié la résistance contre le régime syrien ». Il a également rappelé l’agression contre les « résistants au régime syrien » le 7 août et le 14 mars 2005, « deuxième étape du vivre-ensemble du Liban après la réconciliation de la Montagne ».
L’ancien député Farès Souhaid s’est félicité de cette rencontre sur son compte Twitter, invitant « le CPL à arpenter à son tour la voie tracée par le Rassemblement de Kornet Chehwane sous l’égide du patriarche Sfeir et avec la participation de tous, le président Amine Gemayel en tête ».

