Des secouristes tentent de sauver des victimes ensevelies sous les décombres suite à une frappe aérienne sur un village d’Idleb. Abdullah Hammam/AFP
Des combats acharnés avaient lieu hier à un kilomètre de la ville-clé de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb, dans le Nord-Ouest syrien, entre des groupes jihadistes et rebelles et les forces prorégime, qui tentent de reprendre la ville, selon une ONG.
La majeure partie de la province d’Idleb et des segments des provinces voisines d’Alep, de Hama et de Lattaquié échappent toujours au contrôle du régime de Bachar el-Assad, huit ans après le début de la guerre.
La région d’Idleb, dominée par le groupe jihadiste Hay’at Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’el-Qaëda) et abritant quelques groupes rebelles, est la cible depuis fin avril de bombardements quasi quotidiens du régime et de son allié russe.
Hier, « des combats féroces ont eu lieu entre jihadistes et rebelles et forces prorégime à seulement un kilomètre à l’ouest » de Khan Cheikhoun, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Au moins 45 rebelles et jihadistes et 17 membres des forces prorégime ont été tués dans ces affrontements qui ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, selon l’OSDH.
Depuis plusieurs jours, les forces prorégime, soutenues par l’aviation russe, progressent sur le terrain afin de reprendre Khan Cheikhoun aux jihadistes et rebelles. Cette ville, située sur l’autoroute traversant Idleb, relie Damas à la métropole d’Alep (Nord), toutes deux sous contrôle gouvernemental.
Les forces prorégime ont repris hier le village de Tell al-Nar au nord-ouest de Khan Cheikhoun et se rapprochent de l’autoroute, a indiqué l’OSDH. « Leur objectif est d’encercler la ville depuis l’ouest et le nord », a indiqué l’ONG. À l’est, les forces prorégime peinent à progresser en raison d’une « résistance féroce » du camp adverse, d’après l’OSDH.
En avril 2017, Khan Cheikhoun avait subi une attaque chimique ayant fait plus de 80 morts, qui a été imputée au régime syrien par l’ONU et des experts internationaux. En représailles, le président américain, Donald Trump, avait alors ordonné des frappes sur la base aérienne d’al-Chaayrate (centre).
Source : AFP

