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Agenda - Événement

Mgr Abdel Sater célèbre la messe du 15 août aux intentions de la France

Salina Grenet-Catalano, chargée d’affaires de l’ambassade de France à Beyrouth, a assité à la traditionnelle messe aux intentions de la France. Photo ANI

L’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Abdel Sater, a célébré hier la traditionnelle messe du 15 août aux intentions de la France à l’église Notre-Dame à Aïn Saadé. La cérémonie a eu lieu en présence de Salina Grenet-Catalano, chargée d’affaires de l’ambassade de France à Beyrouth, ainsi que de nombreuses personnalités politiques dont les députés Ibrahim Kanaan, Pierre Bou Assi, Alain Aoun, Nadim Gemayel, Mario Aoun et Eddy Abillamaa, et l’ancien ministre Salim Sayegh. L’ancien archevêque de Beyrouth Boulos Matar était également présent, aux côtés de plusieurs personnalités religieuses.

« La célébration de l’Assomption (15 août) est une tradition bien ancrée qui reflète les liens entre la France et l’archevêché maronite de Beyrouth », a déclaré Mgr Abdel Sater lors de son homélie. « Le Liban dépasse, depuis sa création, les situations critiques. Il a toujours refusé de ployer. Nous invitons le peuple libanais à rester debout, malgré ses erreurs, pour attester qu’il est un message de liberté et un exemple pour le pluralisme aussi bien pour l’Orient que pour l’Occident », a ajouté le prélat.

Mgr Abdel Sater a par ailleurs insisté sur « le rôle que la France peut jouer en Orient et partout dans le monde ». « Face aux dangers qui menacent le Moyen-Orient, nous comptons sur les principes qui régissent les positions françaises, notamment en ce qui concerne le droit des peuples à décider de leur sort », a-t-il dit lors d’un déjeuner qui a suivi la messe.

« Les peuples de la région ne doivent pas accepter l’injustice. Et si la paix est un désir de toute l’humanité, personne ne doit en être exclu. La paix et la justice doivent dépasser les équilibres de force. Voilà pourquoi la France avait accordé de l’importance aux droits de l’homme et du citoyen et voilà pourquoi nous nous attendons toujours à ce que la France joue le rôle de médiateur, en Orient et ailleurs », a encore dit l’archevêque.

« La plupart des réfugiés veulent rentrer chez eux »

Prenant la parole au cours de la cérémonie, Mme Grenet-Catalano a évoqué la coexistence libanaise et appelé à sa préservation. « Le Liban, comme l’a dit le pape Jean-Paul II, incarne un message qui va bien au-delà de ses frontières géographiques. Il représente l’ouverture, la tolérance, le vivre-ensemble, la « culture du lien » comme l’écrivait le regretté Samir Frangié ». « À l’heure où menace partout la tentation du repli sur soi, le Liban doit préserver sa différence, a encore souligné Mme Grenet-Catalano. Or l’on a vu se développer, ces derniers temps, des discours de haine et de rejet, notamment à l’encontre des réfugiés syriens se trouvant au Liban. Les craintes exprimées par beaucoup de Libanais sont légitimes étant donné le nombre très important de réfugiés accueillis ici avec une grande générosité. Mais attiser les dissensions et les clivages ne résoudra pas le problème. » « Nous sommes convaincus que la clef en la matière se trouve à Damas.

La plupart des réfugiés veulent rentrer chez eux. Il ne faut pas les en dissuader. Pour l’heure, ils estiment toutefois n’avoir pas obtenu les assurances, notamment de sécurité mais pas seulement, nécessaires. C’est sur cela qu’il faut travailler », a-t-elle poursuivi. La chargée d’affaires est par ailleurs revenue sur la conférence de CEDRE, tenue à Paris en avril 2018. « La conférence de Paris, qui s’est tenue à l’initiative du président de la République française, visait à mobiliser la communauté internationale, les amis du Liban, pour accompagner et faciliter la mise en œuvre d’un vaste programme de réformes et de projets voulu et conçu par le gouvernement libanais lui-même. Il s’agissait de relancer l’économie de manière à créer de la croissance et des emplois. Il s’agissait de s’attaquer aux maux structurels, anciens et profonds dont souffre l’économie libanaise », a-t-elle dit. « Plusieurs avancées notables ont été enregistrées depuis la formation du gouvernement en janvier 2019, dont de premières réformes essentielles dans le secteur de l’énergie et l’adoption du budget 2019 le mois dernier. Nous formons aujourd’hui le vœu que le gouvernement libanais puisse aller beaucoup plus loin, et sans attendre, dans la mise en œuvre des réformes annoncées dans sa déclaration ministérielle », a-t-elle souligné.

L’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Abdel Sater, a célébré hier la traditionnelle messe du 15 août aux intentions de la France à l’église Notre-Dame à Aïn Saadé. La cérémonie a eu lieu en présence de Salina Grenet-Catalano, chargée d’affaires de l’ambassade de France à Beyrouth, ainsi que de nombreuses personnalités politiques dont les députés Ibrahim Kanaan, Pierre Bou Assi, Alain Aoun, Nadim Gemayel, Mario Aoun et Eddy Abillamaa, et l’ancien ministre Salim Sayegh. L’ancien archevêque de Beyrouth Boulos Matar était également présent, aux côtés de plusieurs personnalités religieuses. « La célébration de l’Assomption (15 août) est une tradition bien ancrée qui reflète les liens entre la France et l’archevêché maronite de Beyrouth », a déclaré Mgr Abdel Sater lors de...