Le Grace 1, le pétrolier iranien retenu par les autorités de Gibraltar depuis un mois. REUTERS/Jon Nazca
La Cour, qui devait décider de prolonger ou pas l'immobilisation du pétrolier Grace 1, soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie en violation d'un embargo européen, a reporté la séance à 16H00 (14H00 GMT). Sans cette demande, reçue à 01H30 (23H30 GMT mercredi), "le navire serait reparti", a déclaré le président de la Cour, le juge Anthony Dudley.
Entretemps, le capitaine et les trois officiers du Grace 1, qui étaient en liberté sous caution, ont été formellement libérés, a annoncé un porte-parole du gouvernement de Gibraltar.
Le pétrolier iranien a été saisi le 4 juillet au large du rocher de Gibraltar par les forces des Royal Marines. Il est soupçonné d'avoir violé les sanctions en vigueur contre la Syrie en transportant du pétrole pour ce pays, dont le régime est l'allié de Téhéran. L'Iran, qui rejette ces allégations, a répliqué en arraisonnant quinze jours plus tard un navire battant pavillon britannique, le Stena Imperio, accusé d'avoir enfreint les règles encadrant la navigation maritime internationale

