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Économie

Liban : L’activité bancaire en demi-teinte au premier semestre

Finances
OLJ
14/08/2019

Le bilan consolidé des banques commerciales établies au Liban – hors filiales à l’étranger – s’est élevé à 256 milliards de dollars à fin juin, ce qui représente une hausse de 9,1 % en glissement annuel et de 2,6 % depuis le début de l’année.

Les dépôts du secteur privé ont atteint 172,1 milliards de dollars sur la même période, soit -0,7 % en un an. Les dépôts en livres libanaises ont atteint 49,1 milliards de dollars (-10,4 % en un an), tandis que ceux en devises ont totalisé 123,1 milliards de dollars (+3,8 %). Le taux de dollarisation des dépôts s’est élevé à 71,5 % contre 68,4 % un an plus tôt. Les crédits octroyés au secteur privé ont, eux, baissé de 6 % en un an pour atteindre 56 milliards de dollars, tandis que les encours sur le secteur public ont atteint 32,4 milliards (-2,4 %). Enfin, les fonds propres des banques ont totalisé 21 milliards de dollars à fin juin (+2,6 % en un an).

« Faible niveau de vulnérabilité au stress »

La soutenabilité de la dette publique – qui a atteint 85,73 milliards de dollars au premier semestre (+3,4 %) et représente plus de 150 % du PIB – dépend des dépôts bancaires, dont la croissance a ralenti à partir de 2016 avant de légèrement piquer du nez ces derniers mois. Courant juillet, le président de l’Association des banques du Liban (ABL), Salim Sfeir, a toutefois affirmé s’attendre à un rebond de l’activité de dépôts suite à l’adoption, le 19 juillet, du budget pour 2019, un texte devant servir de point de départ au lancement des réformes attendues par les soutiens du pays, notamment ceux présents lors de la conférence de Paris d’avril 2018 (la CEDRE).

Quelques jours plus tôt, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, avait indiqué avoir lancé depuis fin juin de nouveaux instruments financiers aux banques commerciales en vue de doper les réserves en devises détenues par la banque centrale (qui ont repris du terrain après un premier semestre de baisse pour avoisiner les 37 milliards de dollars courant juillet) et de relancer la croissance des dépôts.

Enfin, malgré les interrogations soulevées par le fort niveau d’endettement du pays – les agences de notation financières Fitch et Standard & Poor’s doivent mettre à jour au courant du mois leurs évaluations respectives de la dette souveraine libanaise – la capacité de résistance du secteur bancaire libanais n’est pour l’instant pas remise en question. Il y a environ un mois, Fitch Ratings l’a maintenu dans la catégorie de ceux qui possèdent un « faible niveau de vulnérabilité au stress potentiel systémique », dans son évaluation semestrielle des systèmes bancaires de 116 économies développées et émergentes.

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