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La technologie à la rescousse des fumeurs repentis

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Considéré comme un grand défi de santé publique, le sevrage tabagique constitue aujourd’hui l’une des priorités des médecins et des agences de santé. Certes, les substituts pharmaceutiques actuellement proposés aux fumeurs ne manquent pas, mais les nouvelles technologies se sont invitées ces dernières années dans la partie et entendent bien jouer leur partition.

OLJ
10/08/2019

Pour tenter de se défaire définitivement du tabac, il existe aujourd’hui deux genres d’appareils aux concepts totalement différents, qui se partagent plus ou moins le marché de l’après-cigarette : la cigarette électronique, appelée aussi vaporisateur personnel, et le dispositif de tabac chauffé. Deux concepts distincts donc, mais qui se rejoignent sur l’objectif d’abandonner pour de bon le procédé de combustion et de tabac brûlé.

La cigarette électronique

En l’espace de quelques années, la cigarette électronique ou e-cig est devenue un véritable phénomène de société. Les dispositifs de vapotage traditionnels, rappelle-t-on, chauffent des e-liquides nicotinés (ou non), généralement aromatisés et ne contenant pas de tabac.

Âgée d’à peine 10 ans, l’industrie se professionnalise et les produits, aux qualités parfois décevantes par le passé, proposent aujourd’hui des performances impressionnantes. Le vaporisateur personnel a, de fait, déjà séduit des millions de personnes en Europe, aux États-Unis et en Asie, dans un premier temps en raison de l’aspect ludique du produit, puis dans un second temps à cause de l’efficacité de son approche.

Autrefois considérée comme un gadget sans intérêt ou un phénomène de mode éphémère, la cigarette électronique a su imposer les avantages du vapotage. En effet, elle ne contient aucun des 7 000 composés toxiques de la cigarette combustible, et de nombreuses études ont confirmé sa très faible toxicité. Elle se révèle aussi économique à l’usage, notamment dans les pays où le tabac est lourdement taxé, et permet à son utilisateur de s’imposer un programme de sevrage nicotinique par étapes, autorisant le choix précis du taux de nicotine dans l’e-liquide. Enfin, son caractère technique et technologique la rend attractive auprès des technophiles.

Phénomène international, la cigarette électronique serait une bonne alternative pour arrêter la cigarette. Reconnue par de nombreux acteurs de la communauté scientifique et médicale en tant qu’outil pour la « réduction des risques », son utilisation est encouragée par Public Health England, un organe du ministère britannique de la Santé, qui estime qu’elle est « au moins 95 % moins nocive » que la cigarette classique. Il est de ce fait remarquable de constater que depuis que les Anglais ont posé un pied en dehors de l’Union européenne, ils ont abandonné la langue de bois consistant à diaboliser le vapotage, en autorisant même la mise en place de boutiques spécialisées au sein de deux hôpitaux, au grand dam de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui continue d’étriller la cigarette électronique, comme elle l’a fait dans son dernier rapport publié fin juillet dont les conclusions ont provoqué des réactions outrées de la part de nombreuses instances sanitaires.

Dans un deuxième temps, les autorités britanniques envisagent d’autoriser la publicité pour la cigarette électronique sur les paquets de tabac afin de pousser les fumeurs à opérer leur transition.

Le dispositif de tabac chauffé

Recul des ventes, demande des consommateurs, réduction des risques, réajustement de l’image… autant de raisons qui, entre-temps, ont poussé les multinationales du tabac à entrer dans le champ des produits dits « à risques modifiés ou réduits », par la porte du tabac chauffé.

Sous la pression du marché, les géants du tabac investissent massivement depuis quelques années dans la mise au point de nouveaux produits afin de proposer aux fumeurs de nouvelles façons de consommer le tabac. Affichant l’ambition d’un monde « sans fumée », les plus grands cigarettiers évoquent la fin de la combustion et promettent un avenir où le tabac ne sera plus brûlé mais chauffé.

Selon eux, d’ici à quelques années, les consommateurs n’inhaleront plus de fumée mais des aérosols produits par différentes techniques de chauffe du tabac. Brandissant leurs propres études, les fabricants affirment que ces aérosols sont moins nocifs que la fumée de cigarettes résultant d’une combustion aux environs de 800°C.

Contrairement aux vaporisateurs personnels, avec les dispositifs de tabac chauffé, arômes et nicotine sont libérés par le tabac dans l’aérosol au moment où il est chauffé.

L’un des procédés consiste à chauffer le tabac par contact. Un stick, qui s’apparente visuellement à une cigarette, vient se planter sur une lame chauffante directement en contact avec le tabac. C’est la solution mise en œuvre par Philip Morris International (PMI) pour son produit phare, l’IQOS. Celui-ci chauffe le tabac à une température s’élevant à 350°C, éliminant donc la combustion, phénomène qui provoque la création de dioxyde de carbone et de goudron, considérés comme les composants les plus nocifs de la cigarette conventionnelle.

Avec son système, il a largement contribué à la notoriété du concept de tabac chauffé et son potentiel de réduction des risques face au tabac fumé traditionnel. Les ventes de ce produit semblent se renforcer et les investissements de la société paraissent de plus en plus importants avec de nombreux efforts de communication qui viennent soutenir l’orientation nouvelle du cigarettier dans les produits à « nocivité potentiellement réduite ».

Il convient de noter qu’une récente étude de l’Institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques publiée dans la revue scientifique Archives of Toxicology révèle que les produits du tabac chauffé, notamment l’IQOS, contiendraient sensiblement moins de composants nocifs que la fumée des cigarettes de tabac. À ce titre, l’étude met en lumière d’importantes différences dans les taux des principaux éléments cancérogènes, dont elle confirme la « réduction substantielle ».

Source : rédaction et web

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