Je méprise les gilets jaune pisse qui ont saccagé maints biens publics l’hiver et le printemps derniers en France, mais j’admire les Hongkongais qui ont saccagé le LegCo (le bâtiment du Conseil législatif, le Parlement local, pro-Pékin) le 1er juillet.
En France, les saccageurs ne risquaient pas grand-chose. À Hong Kong, ils risquent des années de prison et de mauvais traitements, mais aussi d’être enlevés, blessés ou tués.
En France, la patrie des droits de l’homme, les saccageurs s’en sont pris à une démocratie en santé. À Hong Kong, ils s’en sont pris à la Chine rouge et à son système politique liberticide.
En France, les saccageurs ont coûté beaucoup d’argent aux Français. À Hong Kong, les opposants viennent de remporter une victoire en forçant l’exécutif à abandonner le projet de loi sur les extraditions, écrit par Pékin.
Mais ce n’est que partie remise. Si les Hongkongais baissent les bras, c’en sera fini de la démocratie dans l’ancienne colonie britannique, qui passera de « semi-autonome » à « autonome », comme au Tibet.
Sylvio LE BLANC
Montréal, Québec
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

