Une vue aérienne de la ville ravagée de Khan Cheikhoun dans la province d’Idleb. Omar Haj Kadour/AFP
La Turquie s’est dit prête à lancer une opération militaire contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie, à l’est de l’Euphrate. Le chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan, qui brandissait cette menace depuis des mois, a précisé qu’il avait averti de l’imminence de cette offensive la Russie, qui soutient le président syrien Bachar el-Assad, et les États-Unis, qui se sont appuyés sur les Kurdes pour combattre le groupe État islamique (EI).Parallèlement, un premier civil a été tué hier par des tirs du régime plus de trois jours après le début d’une trêve annoncée par Damas dans la région d’Idleb, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Des tirs de roquettes du régime ont tué une femme hier dans le village de Bidama, à Idleb, a rapporté l’ONG. « C’est le premier civil tué depuis la mise en œuvre de l’accord de trêve », a déclaré Rami Abdel Rahman, directeur de l’OSDH. Les frappes aériennes sur la région d’Idleb ont cessé depuis que le régime de Damas a annoncé jeudi soir une trêve pour la région après trois mois de bombardements meurtriers intenses. La trêve est conditionnée à l’application d’un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie, alliée de Damas, et la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, pour créer une « zone démilitarisée » dans la région d’Idleb. Celle-ci doit séparer les territoires tenus par les jihadistes et les rebelles des zones attenantes contrôlées par le régime.Samedi, les jihadistes du groupe Hay’at Tahrir al-Cham (HTC, ex-branche syrienne d’el-Qaëda), qui contrôlent une grande partie de la province d’Idleb, ont exclu tout retrait d’une zone-tampon. Abou Mohammad al-Jolani, chef de la coalition jihadiste, a déclaré que ses combattants « ne se retireraient jamais de la zone ».
Source : AFP

