Le Premier ministre, Saad Hariri, a parrainé hier une table ronde au Grand Sérail consacrée aux perspectives de développement du commerce électronique au Liban. Organisé par le ministre d’État pour les Technologies de l’information, Adel Afiouni, l’événement était soutenu par la Banque mondiale, représentée par son directeur régional pour le Moyen-Orient, Saroj Kumar Jha.
Si le Premier ministre a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à soutenir l’économie numérique en général et le commerce électronique en particulier, le pays a encore des lacunes qui ralentissent leur développement. Le pays du Cèdre a été classé 64e sur les 151 pays étudiés selon l’indice de 2018 sur le commerce électronique d’entreprise à consommateur (B2C) de la Confédération des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), qui mesure le degré de préparation des économies étudiées dans ce domaine. En 2017, le Liban était classé 56e sur 143 pays.
Saroj Kumar Jha a de son côté évoqué le lancement d’un « nouveau projet pilote » initié en partenariat avec l’Autorité de développement des investissements au Liban (IDAL) – dont le président, Nabil Itani, était également présent. Intitulé « e-commerce and SMEs led by women in Lebanon », il vise à permettre à 125 PME dirigées par des femmes d’écouler plus facilement leurs produits au Liban et à l’étranger en utilisant le commerce électronique comme vecteur. Le projet, qui s’inscrit dans le cadre d’un programme régional qui englobe sept pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, prévoit aussi de former jusqu’à 20 consultants.

