J’ai souhaité un repos comme le sien.
Déposée en terre sous de grands arbres dans le bruissement de leurs feuilles. Il y a un vent d’été et le soleil se couche dans la plaine.
Ce soir ils étaient là. Le centuple que le Christ avait promis à celui qui aura quitté ses frères ou ses sœurs ou son père ou sa mère ou sa femme ou ses maisons ou ses terres à cause de Son nom.
Elle aura été toute pour chacun.
Une vie dénuée de toute ostentation. Dans la vérité et le service.
« Arrêtez de rêver », me disait-elle, en réponse à mes égarements et au dilemme de partir du pays ou d’y rester.
« Vous êtes plantée ici. Au Liban. Raffermissez vos racines dans le sol, encore plus en profondeur. Vous étendrez mieux vos branches, c’est alors que vous irez plus loin. »
Je ne comprenais pas.
Elle quitte son Carmel en région parisienne pour se mettre au service des fils d’Abraham dans cette partie du monde que Dieu a tant aimée.
« On n’a jamais assez prié, vous ne pouvez pas savoir. »
Sa vie aura été dans une simplicité si particulière que le Christ se laissait entrevoir à ceux qui le cherchaient.
Avant son grand départ, elle m’assure que je pourrai toujours venir frapper à sa pauvre porte.
Une porte sur laquelle on pouvait lire : Sr Monique Liot. Carmélite.
Une invitation à tout laisser pour aller dans les pas de ceux qui ont choisi la meilleure part.
Asma EL-KHAZEN


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